Jean Claude Hiquet | D'ici à demain
Jean Claude Hiquet | D'ici à demain

"Je n'a​i rencontré d'homme si ignorant qu'il n'eut quelque chose à m'apprendre"  Galilée

Quand l'éducation va...Tout va

"La reproduction des inégalités sociales par l'école, vient de la mise en œuvre d'un égalitarisme formel, à savoir que l'école traite, comme “égaux en droits” des individus “inégaux en fait” c'est-à-dire inégalement préparés, par leur culture familiale, à assimiler un message pédagogique"

 P Bourdieu, La reproduction. 1966

 

L'année scolaire 2022-23 est marquée dans nos écoles par des mesures sanitaires allégées. J'ai souvent pensé au mérite, à la détermination de tous ces profs qui ont assuré le service public, masqués. On ne mesure pas à l'extérieur l'exploit que cela représente. Enfin cette année on parle de 2000€ pour les débutants. Et encore pour l'an prochain. Il faut comprendre à la fois, un nombre important de démissions ainsi que la faiblesse du nombre de candidats aux concours. Ceci dit exprimons un maximum de bienveillance pour ces profs qui doivent transmettre, et observer 30 paires d’yeux devant eux, en même temps . A quand une formation qui poursuive l’esprit qui existait, sur le terrain, dans des établissements dédiés!  Le recrutement récent, en quatre jours, de vacataires dénote une anticipation proche de 0 par nos technocrates, inspecteurs variés qui sévissent au plus haut niveau de la hiérarchie.Ce sont les fondations même de l'école, son logiciel qu'il nous faut questionner. L'échec est de plus en plus difficile à masquer, tant les classements internationaux sont désastreux pour notre école. Un chantier va s'ouvrir. Gageons que ses ambitions soient à la mesure du désarroi observé, de la petite enfance à l'unniversité. JCH 2-08

 

Ecoles: Un Etat des lieux qui implique une refondation à tous les étages
 

Une refondation de l'école passe par le choix d'un socle commun national avec un nouveau métier qui s'inspire la fois des méthodes des pays nordiques, avec  les préconisations d'un grand précurseur, que fut  Freinet.


+ Le salaire

Les enseignants sont derniers de la classe de la catégorie A de la fonction publique

Pour les professeurs des écoles, leur niveau requis est un Master (bac+5) ils ont 1485€ net la première année et 2035 au bout de 15 ans.

Pour un inspecteur des finances, leur niveau est une licence (bac+3) ils ont 2112€ la 1ère année, pour 3035 au bout de 15ans
Pour un officier de police, le niveau requis est une licence, et ils perçoivent 1671€ la 1ère année et 3279 au bout de 15ans.

Les salaires sont inférieurs de 22% à la moyenne des pays de l'OCDE.

 

Le recrutement en 2022 est de plus en plus difficile.
On assiste à une énorme désillusion pour le concours de professeur des écoles. A Créteil on a compté 521 admissibles pour 1420 postes à pourvoir. L'année dernière, il y avait 1321 admissibles pour le même nombre de postes.

Les démissions se sont multipliées  par 3 depuis 2012. (Sources: CHSCT ministériel)

Le recours à pôle emploi pour recruter en début d'année scolaire 2022 a dépassé les 5000 postes.

 

Les conditions de travail.

Le temps de travail annuel, est supérieur à un employé aux 35h (Sources: DEPP du ministère de l'Éducation de 2010à 2019)

Le temps d'enseignement face aux élèves (diffèrent du temps de travail global) est de 900h annuelles dans le primaire contre 791 en moyenne dans l'OCDE (Sources: OCDE)

Le pouvoir d'achat est en baisse depuis 1983 suite à la désindexation du point d'indice sur l'inflation ceci de plus de 40% (Source INSEE)

Le nombre d'élèves par classe est supérieur à la moyenne OCDE.
Les suicides se sont multipliés par 5 depuis 2014. (Source CHSCT ministériel)
L'absentéisme est moins important que la moyenne de tous les salariés, secteur privé inclu.

(Sources Cour de comptes)

 

Il convient d'ajouter à tous ceci, la difficulté inhérente au métier, avec un manque de considération croissant. Aujourd'hui et de plus en plus, les enseignants prennent de plein fouet tous les problèmes de la société, l'école en étant la caisse de résonnance. Cet état des lieux implique une refondation, à tous les étages.
                                                                              Jean Claude Hiquet 5-11-2022

Lycées professionnels: Mieux préparer au monde du travail et au devenir des  futurs citoyens.

Dans les années 70 on pouvait lire, pour contester l'assimilation des ancêtres des LP à l'usine "Le CET c'est déjà l'usine". Aujourd'hui les enseignants inquiets pourraient dire: le Lycée professionnel ce n'est que pour l'usine.

Si à l'époque les cadences et l'autoritarisme étaient critiqués, aujourd'hui c'est plutôt un Lycée au service exclusivement de l'entreprise qui suscite la méfiance. C'est bien le point principal de contestation de la réforme annoncée du Lycée professionnel.

 

L'objectif du président de la République, est de parvenir au plein emploi à la fin de son mandat. C'est un objectif qui doit être partagé. Beaucoup de présidents en ont rêvé de F Mitterrand, et son "On a tout essayé sur le chômage", à F Hollande promettant simplement une "inversion de la courbe". C'est un horizon possible.

A quelles conditions? Comment faire dans les Lycées professionnels? C'est l'objet de la réforme en cours: Un ajustement permanent aux besoins des entreprises locales?  J'en regarderai 4 aspects:

 

+  Augmenter la durée des stages des lycéens professionnels d'au moins 50% en trois ans, ce qui réduirait de fait les heures d'enseignement général. C'est un point d'achoppement central. Ce n'est pas temps la durée qui compte que ses conséquences redoutées: un LP au service de certaines entreprises.

Les stages en entreprise sont une nécessité, le problème est de savoir au bout du compte qui évalue les élèves et qui octroie l'examen? Le problème est aussi de savoir quelle place est laissée aux enseignements généraux et avec quel coefficient aux examens. L'objectif des LP est ici pointé. Ils ne peuvent former à un métier précis mais doivent rester un lieu de formation initiale. C'est en cela qu'ils doivent se différencier de l'apprentissage. 

 

Rémunérer ces stages et adapter les formations en fonction des besoins locaux. Une rémunération qui ne soit pas un "pourboire “est nécessaire et attendu par les élèves. Ils rendent un vrai service. Cette rémunération ne saurait valoir contrat de travail. Si la connaissance des besoins locaux et la mise en place de filières qui y correspondent est une nécessité, le libre choix des jeunes à l'issue de l'enseignement en LP doit être garantie par  une formation qui permette à la sortie un éventail de possibilités.

 

+  La fermeture de certaines filières "qui ne correspondent plus aux besoins", selon le chef de l'Etat. C'est à voir au cas par cas  en se mettant en adéquation avec une vision exacte de ce qu'il est pertinent de mettre en place. L'éducation nationale a eu souvent un temps de retard sur ce plan en laissant prospérer des filières "refuges “sans avenir. Ce fut la cas des sections secrétariat durant une période. Par contre les filières "chaudronnerie" furent fermées alors que des études sérieuses avaient montré que c'était une erreur. 
Une planification précise doit être mise en place avec un service d'orientation qui soit un véritable outil personnalisé d'accompagnement. 


L'enseignement professionnel est un enseignement initial qui forme des jeunes qui auront besoin de s'adapter pour exercer un métier dans une filière déterminée. Si la filière est choisie en amont par les jeunes, le métier exercé ne l'est pas encore.

Cela implique de refuser un enseignement qui soit trop spécialisé. C'est  donc que les  LP ne sauraient fonctionner sur  le modèle de l'apprentissage. 
L'enseignement dispensé, avec des séquences de culture générale ainsi que d'éducation à la citoyenneté, devra permettre à la sortie, de prétendre à tout un éventail de métiers pour peu qu'une décentralisation pertinente et qu'une orientation refondée soit au rendez vous de la réforme en cours.

"Pas touche au lycée Pro" disait une pancarte, lors de la dernière manif. Mais il n'y a aucun besoin de conservatisme même s'il pourrait parfois être rassurant. Ce n’est pas la fin des LP, à condition qu’Is ne soient pas une solution par défaut et qu'ils préparent mieux au monde du travail et au devenir des  futurs citoyens.

                                                                     Jean Claude Hiquet. 2-11-22

Education nationale .. Des réformes pour un accompagnement à la scolarité

 

Notre école est difficile à réformer. Chacun en convient. C'est un équipage difficile à manoeuvrer.  C'est un système ultra centralisé, un outil dont on se demande parfois, s'il est au service de l'éducation ou de lui même. Rocard disait déjà que "c'est après l'armée rouge le corps d'état le plus important au monde". 

Souvent les réformes ont été simplement quantitatives. Elles sont importantes si on songe aux revalorisations indispensables des métiers, aux dédoublements réalisés en CP,  aux efforts de scolarisation des 2 ans, à la scolarité obligatoire à 3 ans...etc.

Tout cela au total est indispensable mais tellement insuffisant au regard des enjeux actuels. Les résultats ne sont pas là.  Suite ci-dessous       Jean Claude Hiquet  27 août 2021.

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Ces mots de Voltaire sont éclairants. Il livre une définition du fanatisme
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