Jean Claude Hiquet | D'ici à demain
Jean Claude Hiquet | D'ici à demain

"Je n'a​i rencontré d'homme si ignorant qu'il n'eut quelque chose à m'apprendre"
Galilée

Quand l'éducation va...Tout va

Des mesures pour les Lycées qui vont dans le bon sens
Ill se confirme que pour les Lycées les établissements peuvent assurer les cours à un élève sur 2 alternativement. Ce serait irresponsable de ne pas faire de même dans les écoles et les collèges. La grève des enseignants de ce mardi porte sur ces sujets. JC Hiquet lundi 9-11.
 

Rentrée de toussaint sous confinement: Enseignants livrés au risque

 

Nous savions le poids démesuré de la bureaucratie dans l'éducation nationale. Nous avons oublié combien les experts technocrates sont éloignés de la vie réelle des établissements. Ce ne sont que des communicants hors sol.
Le protocole renforcé n'est qu'une étiquette pour montrer que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. C'est la peur au ventre que les enseignants vont effectuer leur rentrée.

Dans les lycées ou les collèges et même dans certaines écoles la configuration des locaux ne permet pas les "gestes barrières", avec, à plus forte raison, un protocole "renforcé".

Il est impossible de sécuriser nombre d'établissements qui dépassent et de loin le millier d'élèves. Un protocole durci dans ces conditions est en réalité inapplicable donc illusoire.

Les enseignants sont donc désarmés dans cette situation. Ils se retrouvent en première ligne ravagés par incertitudes et inquiétudes.

 

On affirme que les enfants ne seraient pas dangereux pour la diffusion du virus. Est-ce exact? Un épidémiologiste de l'université de Genève (Antoine Flahault) affirme "Je ne connais pas une seule maladie virale respiratoire qui ne se propage pas chez les enfants"

Par ailleurs rien n'est prévu pour dépister dans les établissements scolaires. Il faudra bien y arriver. (Voir article Rentrée masquée...dépistée?). Le mot "Protéger" est dans la bouche de tous nos responsables. Sans dépistage massif, les enseignants sont livrés à la méfiance, à la peur et au risque.

Bref ils se retrouvent dans le brouillard total.  Comment faire dans les classes à 35?  Impossible. Pour mettre en œuvre un protocole sécurisé il aurait fallu diviser par 2 le nombre d'élèves par classe, pour celles qui ont plus de 20 élèves, et proposer des présences un jour sur deux, alternant avec un travail en autonomie à la maison. Sur le plan pédagogique c'est intéressant.


Il est arrivé qu’une mesure visant à diminuer l'horaire élève de 2h serait remplacée par 2h en demi classe avec un horaire enseignant inchangé. Les syndicats ont hurlé dans un premier temps, moi avec. A l'usage il s'est avéré que la qualité retrouvée était telle que la mesure n'a plus été contestée.

Dans les conditions actuelles, des enseignants avec une demi classe rattraperaient sans problème  leurs 2 journées classe entière. Ce fonctionnement serait une vraie réponse au suivi sanitaire de tous et apaiserait les tensions provoquées par une période si lourde à gérer, pour chacun.

                                                                                        Jean Claude Hiquet 3-11-2020

Rentrée masquée...dépistée ? 

 

 

Le port du masque est donc  une obligation, pour les élèves dès la sixième, et pour tous les personnels. 

Cette rentrée masquée est la principale mesure, avec le retour en classe de tous les élèves et les gestes barrières à mettre en œuvre.

J'ai bien sûr une pensée pour ces collègues (J'ai enseigné en Lycée professionnel), qui devront assurer la classe. Une difficulté majeure. Assurer des explications efficaces implique articulations, tonalités adaptées. Les classes nombreuses seront difficiles à gérer. 

Il serait donc opportun de saisir ce moment si particulier, pour faire classe autrement, pour expérimenter localement. Ceci révulse les centralistes de droite , de gauche et d'ailleurs, qui en redemandent  des décisions prises à Paris sur tout et partout. Pourtant des tolérances dans l'organisation du travail feraient des profs, des acteurs et non de simples exécutants, à l'abri des parapluies des préfets de l'éducation que sont les recteurs.

 

Alléger les groupes classes quand les locaux le permettent, sinon aussi utiliser des locaux proches si c'est possible. En finir avec le dogme le l'enseignant toujours présent devant sa classe en permettant l'organisation de travaux dirigés en autonomie avec simple surveillance. En finir avec une organisation du temps et de l'espace disponible, figéeIntégrer le numérique dans les apprentissage y compris dans des pratiques alternatives aux cours traditionnels. 
Une tribune signée par des médecins, publiée par Sud Ouest, affirme que "l'école n'est pas prête" pour cette rentrée. Il est proposé par exemple "d'alterner présentiel et enseignement à distance, de limiter les contacts entre les classes avec un échelonnement des récréations et de la cantine" et ... une rentrée masquée dès 6 ans.

 

Bref une autre pratique du métier est à imaginer, décentralisée, et responsabilisant les personnels des établissements. Le contexte extrême que nous connaissons l'impose.

Ce contexte de stress et de culpabilisations diverses et variées implique de retrouver bon sens et efficacité par rapport à la pandémie. Où en est la médecine scolaire? Progressivement disparue depuis les années 80. J'ai le souvenir de radios pulmonaires généralisées dans les écoles, périodiquement. C'était obligatoire pour le personnel.

Qu'en est-il aujourd'hui des tests dans les établissements? Personne ne dit mot. Pourquoi pas une rentrée dépistée en même temps qu'innovante! c'est le seul moyen de savoir, donc d'isoler, pour enrayer cette 2ème vague qui se prépare.

Les 2 dimensions sanitaire et d'innovation pédagogique doivent être prises en compte si on prend la mesure des difficultés réelles et de la déroute éducative qui menace
                                                                                                Jean Claude Hiquet 29-08-20

 

Pré rentrée 2020-2021...Mi mai....
Système éducatif à la peine 


Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer a évoqué un retour à l’école étalé sur trois semaines, par niveaux de classe, et des groupes de 15 élèves maximum. Emmanuel Macron avait plaidé pour que le retour des élèves en classe se fasse sur la base du volontariat des parents. Et ce sera un retour à l'école "adaptée aux réalités locales". Il se fera le 12 mai avec pré rentrée le 11.

 

Une rentrée dans quel but? Tout et son contraire a été dit à ce sujet. Mais, mission impossible pour sauver l'année scolaire 2019-20. Il est évident que la priorité est de permettre aux élèves d'acquérir de nouvelles habitudes de comportements: suivre des consignes nouvelle de circulation dans l'établissement; gestes barrières permanents; récréations en petit nombre etc.. Il est regrettable que des moments de formation ne soient pas prévus pour les enseignants de façon à bien décliner le protocole sanitaire.
Dans ces conditions des Maires et des enseignants feront défaut le 12 Mai.


Le premier ministre a donné le calendrier suivant :
- 11 mai > réouverture très progressive des écoles maternelles et élémentaires, partout sur le territoire, et sur la base du volontariat ;
- 18 mai > dans les départements où la circulation du virus est "très faible", réouverture des collèges, en commençant par les classes de 6e et 5e ;
- concernant les lycées, une décision sera prise fin mai pour une éventuelle réouverture début juin, en commençant par les lycées professionnels.
Les classes ne pourront regrouper que 15 élèves maximum (dix dans les crèches) et le port des masques sera "obligatoire" dans les collèges. (Source FInfo).

 

Ce calendrier est prudent. C'est nécessaire. Ce sera une préparation grandeur nature de l'année scolaire prochaine, avec des remises à niveau ciblées. Il faudra penser aussi au "décrochage scolaire". Il faut permettre aux jeunes d'exprimer ce qu'ils ont vécu pendant l'expérience du confinement et redonner du sens au cursus scolaire. Si 5% des 12 millions d’élèves que compte la France ont été « perdus » pendant ce confinement, il s’agirait de 600 000 élèves à « retrouver ». 
Comment procéder? La stigmatisation qui découlerait de listes préétablies et diffusées est bien sûr à proscrire. La discrétion par le contact téléphonique sera préférable. Les collectivités, assez souvent, pratiquent un soutien scolaire ou un accompagnement à la scolarité qui est une meilleure formule. Par ce biais, le contact sera facilité, pour "retrouver" des élèves qui pourraient être en difficulté.

 

Dans ces circonstances inédites et périlleuses, il est important de ne pas céder aux polémiques inutiles. J'ai vu à gauche et à droite qu'on moquait et critiquait une formule qui serait devenue "Ecole publique laïque, gratuite et facultative". La raison en est la possibilité, en mai, de laisser le choix aux parents d'envoyer ou pas leurs enfants à l'école. Pourquoi faire une polémique politicienne à ce propos? Un choix de sécurité absolue doit être compris et accepté. Convoquer la trahison supposée dans notre situation, est d'un ridicule absolu. Par contre on voit bien que la crise que nous traversons changera l'école, davantage que n 'importe quelle réforme. Les Maires et les directeurs d'établissements vont acquérir dans les faits de nouvelles prérogatives et la bureaucratie tatillonne qui gangrène notre système scolaire, va se trouver courcircuitée.


Michel Rocard, un visionnaire,  disait il y a bien longtemps, à propos de l'Education nationale "C'est le 2ème corps d'Etat au monde , après l'armée rouge". Pour lui cette association visait la bureaucratie du régime de l'URSS et celle de l'Education nationale. Notre système éducatif est à la peine aujourd'hui, mais les faits pourraient le transformer.
 

                                                                                              Jean Claude Hiquet 02-05-2020

 

l'Education au centre

 

"Encore et toujours l'éducation" disait Jaurès. Le devenir personnel et social de l'enfant doit rester prioritaire dans la préoccupation des collectivités.

Mon expérience d'enseignant et d'élu me fait finalement penser que les réponses à la demande éducative ne peuvent être que respect partagé, cohérence et accompagnement.

Le respect des partenaires entre eux ainsi que le respect de l'enfant et de son itinéraire qui est unique. Il y faudra du partage d'informations ou d'expériences, entre les différents acteurs éducatifs, dont les parents, à impliquer à chaque étape.

La cohérence des temps éducatifs: familial, scolaire, périscolaire. Il ne s'agit pas de figer des procédures lourdes mais de permette que les passerelles entre les différents temps puissent se mettre en place, pour favoriser réussite et épanouissement.

L'accompagnement à la scolarité doit être assuré à tout les niveaux jusqu'au Lycée pour lutter efficacement contre les décrochages. Il peut prendre des formes différentes mais ne peut être confondu avec l'aide aux devoirs qui n'en est qu'une facette.

 

L'initiative locale doit être facilitée et non corsetée. L'intégration de la culture numérique sera assumée en permettant d'ouvrir un champ nouveaux de projets ou de partages.

Les modèles garantis clef en main par des mesures centralisées, sont inopérants.
Si un socle national est évidemment indispensable, il ne saurait freiner initiatives ou expérimentations pour facilite les apprentissages et des le plus jeune âge la pratique de la citoyenneté.

                                                                        Jean Claude Hiquet 25-02-2018

Formation: Validation des acquis de l'expérience, une procédure négligée 
 

C'est une loi de 2002, signée Nicole Péry, qui mit en place cette procédure permettant d'acquérir un niveau de formation, CAP par exemple. Elle est destinée à valider par un diplôme une expérience professionnelle de 5 ans au moins.

C'est une sécurité acquise par le travail qui aurait mérité rappel et donc promotion, dans un moment ou le sujet de la formation professionnelle est débattu par les partenaires sociaux.

Certes un dépoussiérage aurait été nécessaire. En effet des dossiers trop fastidieux pour les candidats étaient demandés et les formations concernées doivent être revues. Ceci dit dans son principe la VAE doit être défendue et proposée. Elle reste largement sous utilisée. Terra Nova y consacre une étude qui mérite d'être consultée.

Que ferions-nous sans téléphone portable ?

Cette question est légitime tant ce petit objet a pris de l'importance dans nos vies.
Mais pour des adultes et beaucoup d'enfants, ailleurs, le téléphone portable est synonyme de souffrances et de faim chronique.
 En effet, les conditions de travail des exploitations minières dans lesquelles sont extrais les minerais (comme le coltan, l'or, l'étain, le tantale…) pour les fournir aux fabricants de téléphones sont terribles et inadmissibles.

Ces minerais quittent le territoire sans profiter aux populations locales.Ces minerais portent bien leur nom de « minerais du sang » car ils sont synonymes de violences, de désespoir et de faim.Signez notre pétition pour que les richesses issues des ressources naturelles d'un pays profitent prioritairement à sa population .  ccfd- terre solidaire.
 JE SIGNE   

Attestation sorties

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