Jean Claude Hiquet | D'ici à demain
Jean Claude Hiquet | D'ici à demain

Le transport routier à tout va et à bas prix? Un obstacle à l'économie de proximité 
 

Un terrible accident s'est produit sur la RN 134, après Etsaut en direction du Somport, le 27-08 dernier. Un camion transportant du chlorite de sodium s'est retrouvé en contrebas de la route, le conducteur décédé, et le chargement déversé dans le Gave d'Aspe tout proche.

Ainsi 12000l se sont échappés polluant gravement le gave désormais interdit à toute activité de loisirs.

C’est le 15ème accident sur cet axe routier dangereux, depuis l’ouverture du tunnel de Somport il y a 14 ans !. La voie ferrée permettant une liaison avec Saragosse n'a pas été rouverte depuis les années 70 et l'effondrement d'un pont à la sortie d'Accous. On compte donc de 300 à 400 camions par jour dans ce secteur sensible et dangereux. 

Le percement du tunnel du Somport avait fait l'objet de manifestations variées contre cet ouvrage, considéré comme un véritable "appel d'air" pour le trafic routier, et le risque d'accident en amont.

Les protestations ont repris contre le transport de produits toxiques sur les routes de montagne, et le comportement dangereux de certains chauffeurs. Mais si l'on songe aux cadences d'enfer qui leur sont imposées, le pire est à craindre. Ainsi le journal "Sud Ouest" du 04-09 montre un camion doublant à vive allure malgré la ligne continue....filmé sur la RN 134. (France info)

L'accident de cet été a provoqué beaucoup d'émotion. Ambiance en vallée d'Aspe avec de nombreuses manifestations  à Etsaut, et même des truites mortes déposées devant la permanence de Jean Lassalle ( République des Pyrénées 04-09). Les revendications sont récurrentes: interdiction faite aux poids lourds de transporter sur cet axe des matières dangereuses et développement du transport ferroviaire dans cette vallée avec la réouverture rapide de la ligne Pau-Canfranc, fermée depuis plus de 40 ans.

Une colère non dissimulée s'installe dans ce secteur des Pyrénées*. De passage récemment à St Savin j'ai pu voir sur la place, jouxtant le Cloître, l'affiche "les Elus disent non aux vallées massacrées". C'est un lieu pourtant non concerné par la circulation des camions, mais cette mobilisation indique une solidarité et un refus de tout transport de produits toxiques, sur les routes de montagne.

Nous savons que l'enjeu est global. Le transport routier est dangereux d'autant qu'il est devenu un lobby puissant. Augmenter son coût est la seule façon de valoriser une économie de proximité qui en a bien besoin. Question de courage.          

                                                                                    Jean Claude Hiquet 18-09-2018

* Une opération "Escargot" est programmée pour le 19-09 sur la RN 134.

Sous les pavés...la marée basse... et le désert du côté de la gauche de gouvernement

 

Cette "marée populaire" du 26 Mai? Une marée basse plate. Une déception à la mesure inverse de son annonce tonitruante. Un flop. Pire, un recul pour l'ensemble du mouvement social. Le rapport de force en a pris un coup au soir du 26 et le gouvernement s'en est d'autant trouvé renforcé.C'était la gauche en manif et en "répétition générale" d'un avenir meilleur? Réponse non et inexact.Affirmer cela, c'est suicider la gauche. 

La gauche de gouvernement est autre, et bien davantage.

60 organisations présentes devaient constituer un plus pour le nombre et l'audience. Le contraire s'est produit. On a oublié qu'une mobilisation se fait sur des motifs précis dans un contexte qui s'y prête et avec une unité syndicale préalablement recherchée. Rien de tout cela. Il s'agissait en fait d'une protestation à dimension exclusivement politique et  de récupération des luttes actuelles. Suite ci-dessous

                                                                                    Jean Claude Hiquet 1er juin 2018

Sous les pavès la marée basse.pdf
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Les mesures Macron, confirment une société de ségrégation.
 

Et oui, il existe bien 2 vitesses , 2 mondes qui ne se côtoient plus depuis longtemps. La gauche a laissé faire cela. Les Frances "d'en haut et d'en bas "disait Raffarin. s'ignorent. Pas les mêmes fréquentations, pas les mêmes grandes écoles,  même pas les mêmes écoles primaires, pas les mêmes quartiers ou lieux de résidence... et pas les mêmes espérances de vie.

Et, il y avait une France qui gouvernait, celle d'en haut, et l'autre qui se taisait ou s'abstenait lors des élections. A Evry on vient d'élire un député, avec moins de 20% de votants.

Comme l' indique Jérôme Fourquet (Article publié sur le site de la fondation Jean Jaurés: "1985-2017: Quand les classes favorisées ont fait sécession") nous vivons dans une société de ségrégations confirmée année après année.

Après le mouvement des "Gilets jaunes", les récentes mesures  Macron inscrivent dans le marbre cet état de fait.  
Une redistribution en direction des moins favorisés s'opére dans les classes moyennes et n'impacte nullement la France d'en haut. Macron a conforté les premiers de cordée, en assurant qu'on ne toucherait pas à leurs privilèges. Pour les autres une redistribution très spéciale est prévue: on ne prend pas à ceux qui ont le plus mais aux classes moyennes par le biais du budget de l'Etat. " Charité bien ordonnée commence par soi-même, les "premiers de cordée" ne sont pas concernés. C'est bien une redistribution à l'intérieur des classes moyennes et défavorisées qui est prévue.

Fort heureusement, il est des personnes dignes, certes très minoritaires, qui affirment " Nous les gagnants du système, on peut payer"

Ne pas toucher aux privilèges du privé ou d'état restera la grande faute de "Jupiter". C'est pour cela que les soubresauts de cette fin d'année n'en sont qu'à leur début.       
                                                                           Jean Claude Hiquet  20-12-2018
        

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