Jean Claude Hiquet | D'ici à demain
Jean Claude Hiquet | D'ici à demain

Gilets jaunes. Les "spontex" de 2018. La "force citoyenne"
 

Qui sont les gilets jaunes? Probablement les plus inquiets, défavorisés, les plus intrépides de la strate basse des classes moyennes. Mais soutenus par quelques "bobos" ou "bourges" pleins de compassion. Tous les partis politiques traditionnels ont multiplié les efforts pour prendre leur train en marche.

Leur mouvement est inédit dans la période contemporaine. Ce sont les "Spontex" de 2018. Ce terme caractérisait, en 68, ceux qui prônaient l'expression spontanée "des masses"comme on disait à l'époque. Ils refusaient tout encadrement et se trouvaient tenus à distance par, en particulier, le service d'ordre de la CGT. Ils étaient une infime minorité.

La comparaison avec 1968, s'arrête là. En 68, le mouvement partit (Autour d'organisations telles que l'UNEF)  d'une jeunesse étudiante favorisée. éprise de liberté qui devait affronter une société archaïque. La jonction avec les syndicats et le monde ouvrier était souhaitée et eut lieu dans un second temps. Mais sur le plan politique ce fut le "parti de l'ordre" qui l'emporta fin juin, après une dissolution de l'assemblée.

Aujourd’hui nous avons à faire aux "spontex" qui "ne sont rien"selon le bon mot de notre président. Et ils veulent "être tout" maintenant. C'est l'expression de cette France marginalisée, "d'en bas", qui explose en cette fin 2018. 

Ce mouvement, peut être "une chance". C' est "Macron" qui l'a affirmé. Et voila que chacun tente de surfer sur cet épisode "Gilets jaunes". Mélenchon fonctionne comme au bon vieux temps et en est devenu pathétique quand il a appelé à de nouvelles manifs samedi dernier ou quand il affirme que le programme des gilets jaunes est quasiment le sien. Le PS ne recule devant rien en appelant à des référendums, comme si cette procédure lui était coutumière en étant aux responsabilités.

La récupération ne fonctionnera pas. Ce qui peut fonctionner, c'est, enfin, le renouvellement du logiciel d'une gauche qui se prononce enfin pour la fin des privilèges privés ou d'Etat. C'est à cette condition que la connexion avec la société se fera. Et puis " L'ordre juste",  "Les citoyens sont aussi experts de leur propre vie", " la force citoyenne", la "Démocratie participative" c'est parlant aujourd'hui ,non!

                                                                                                Jean Claude Hiquet  20-12-2018

Les vacances: Ségrégations et lourd déclin de l'offre éducative*

 

Les vacances sont le révélateur en l'amplifiant de tout ce que notre société peut comporter d'inégalités, de frustrations ou de communications mensongères.

En réalité, selon la tv, tout le monde est en vacances au mois d'août.  Les images témoignent du bien vivre à la française, (et dixit notre président), "l'art d’être français", qui veut  que l'actualité soit la plage l'été, et la neige l'hiver.

 

Pourtant il y a ceux qui partent et ceux qui ne partent pas et entre eux le fossé ne fait que s'élargir.

En moyenne, six Français sur dix partent en vacances l’été. Mais cette statistique cache de grandes disparités : 85% des hauts revenus profitent de l’été contre 40% des bas revenus

Le niveau de vie et les relations sont des facteurs déterminants.

Pour ceux qui partent où dorment-ils ? Le plus souvent, ils sont hébergés par des proches : 30% des nuitées de vacances sont passées dans la famille et 6% chez les amis. 

On voit bien que les lieux d'accueil existant ne sont nullement conçus pour des vacances simples avec tente. Les campings ont augmenté leurs nombres d'étoiles ainsi que leurs prix. Ce sont des mobil-Homes qui sont loués à des tarifs excluant de plus en plus les classes moyennes.

Les sports d'hivers, eux, bénéficient d'une couverture médiatique qui dépasse l'entendement, alors qu'il ne s'agit que de 8%  de la population au moins une fois tous les 2 ans.  

 

Les vacances qui devraient être propices au brassage social ont en réalité pour résultat une ségrégationqui ne dit pas son nom.Ceci est encore accentué avec le déclin des centres de vacances

Il y avait 800000 enfants en 2017 dans les centres de vacances pour  2 millions dans les années 80, et 4 millions dans les années 1960. Cette évolution est d'autant plus terrible que les centres actuels sont devenus hors de prix. Ils sont ultra spécialisés dans des activités couteuses et finalement les enfants de l'élite ont tendance à se retrouver entre eux. Ils concernent soit les très riches soit les très aidés minoritaires. Le brassage social est terminé, comme est terminé l'apprentissage des valeurs de baseque les "Colos" permettaient: vie de groupe, respect des autres, fraternité, démocratie, responsabilité...

 

Le département des Landes disposait de nombre de structures à la mer ou à la montagne. Ce n'est plus le cas. A Tarnos, il y avait dans les année 60, 5 lieux d'accueil ou centre de vacances dans la commune sans compter Eysus propriété des villes de Boucau et Tarnos. Les enfants des 2 communes ainsi que des Bayonnais s'y retrouvaient jusqu'au milieu des années 1990. Puis vint le temps des normes couteuses, des menaces de fermetures et de la nécessité d'investissements tels que le maintien de cette structure était devenu impossible.

La gauche qui en 1999 a inventé le  Contrat éducatif local fut incapable, dans une période de relative aisance économique, d'empêcher une véritable privatisation de fait, de l'offre éducative durant les vacances.

 

Ainsi le nouveau siècle a donné le signal de la fin des centres de vacances pour tous. Pour les enfants défavorisés s'il y a les restaus du coeur pour les repas il reste les initiatives du secours populaire ou autres pour découvrir mer ou montagne. Mieux que rien. Ce "Rien" intolérable.
Bref la charité publique a remplacé, l'irremplaçable éducatif, proposé par les centres de vacances.

                                                                              Jean Claude Hiquet 1er Août 2019

* Chiffres provenant de l'INSEE du CREDOC ou de " l'Archipel français" de Jérôme Fourquet.

Rugy. Arbre qui cache une forêt?. La politique c'est servir.


Rugy, je le crains, est l'arbre qui cache une forêt. Il y a certes des travaux couteux et des repas douteux mais je ne suis pas loin de penser comme Claude Weil qui a twitté à deux reprises. D'abord il a indiqué "Résumons -Le «logement social»? Un bail ordinaire -L’appart de fonction? Vétuste dixit Hulot -Les impôts 2015? RAS -Le sèche cheveux en or? Disparu -Les «agapes fastueuses»? Démenties par nb de présents Et c’est avec ça qu’on nous soule depuis 4 jours? Homardgate ou corbeauxgate?" puis ensuite "Rugy assure avoir remboursé dès 2014-15 les sommes versées à son parti à partir du compte IRFM. Si c’est le cas, le dernier volet de « l’affaire » s’effondre. Il ne reste plus rien de l’acte d’accusation".

En réalité, Rugy a réalisé des économies à l'assemblée nationale. Ces chiffres qui montrent qu'il a moins dépensé que Bartolone ou Acoyer ont été peu repris. (JDD du 14-07)

Mais il y a cette confusion public / privé intolérable. Ainsi lors de la passation de pouvoir sa femme était présente sur l'estrade à ses côtés, ainsi que pour saluer les personnels du ministère. 

 

Néanmoins cette affaire pose davantage le problème des "ors de la République" que celui de Rugy, même si ce dernier a été médiatisé.

Il y a tellement de personnel, au service de "grands" élus, le cadre des appartements de fonction est tellement grandiose. Et d'ailleurs la doctrine Mitterrand sur ces sujets a été et est encore largement partagée. Joffrin l'indique "La France socialiste, disait-il, doit impressionner autant que celle du Général ou de Giscard. Emmanuel Macron pense comme lui". A partir de là des dérapages se produisent. D'ailleurs à l'Assemblée nationale quand Hollande a tenté d'instaurer une transparence véritable c'est Bartolone Président qui s'y est opposé ainsi qu'une partie du PS. Un brin de modestie serait donc appréciable aujourd'hui. 

Et ce Homard qui n'en a pas fini de devenir un symbole puissant à charge. La encore un peu de retenue serait plus approprié. la retenue c'est éviter de trop en faire et de hurler avec les loups. " Ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques" indique Jaurès dans la citation sur la vérité souvent reprise.*

 

Les élus concernés par des pratiques très limites sont une minorité. Le "tous pourri" n'existe pas.Rugy est devenu une proie médiatique qui doit permettre de poser les bonnes questions. 

Cibler une personne pour la faire tomber est-il acceptable? Est-ce que la fin justifie les moyens? Pourquoi s'accrocher au cumul des mandats? Pourquoi, pour certains élus, étaler leur réussite ou leur table? pourquoi des qu'on est élu dans un canton n'avoir de cesse que de l'être dans une préfecture? Pourquoi autant d'avantages qui peuvent faciliter la confusion vie publique et privée?..etc

 

On voit bien que le problème central n'est pas celui de personnes mais celui d'un fonctionnement monarchique de notre République qu'il convient de revoir. J'ai le souvenir d'une réunion en présence du député de l'époque ou sur ces sujets il m'était répondu "Parler des avantages des élus c'est faire le jeu du front national".On n'en a pas parlé et on a le FN.

Irresponsabilité coupable. Il faut donc mettre un terme à beaucoup de logements de fonction à tous les niveaux et aux frais de mandats versés avant toute justification. Et trouver les moyens d'en finir avec la politique conçue comme une profession. La politique c'est servir.
                                                                                  Jean Claude Hiquet 26-07-2019

* “Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques"

 Jean Jaurès 1903

Réclame

Rendez vous

 

-  Vendredi 21 Février. Luna négra. 20h30. Jusqu'au samedi 22. " Un macchabée dans la baignoire". V. Charval, J. Husser, A. Camus, T. Marchand, E. Perrot. Maxime s'apprête à recevoir chez lui une nouvelle conquête ... Quand, soudain, on sonne à la porte.
-  Vendredi 21 Février. Maison des associations. Glain. 15h. Des femmes dans leurs atours

(Collection Gramont XVIe- XXe siècle). Olivier Ribeton, Conservateur en chef du Musée Basque et de l’histoire de Bayonne
-  Samedi 22 Février. Bayonne. 11h place Lacarre – 11h40 Halles, rue Bernadou.

Baionan Kantuz est une invitation à chanter un programme de chants populaires basques en musique. Un livret de paroles est mis à disposition sur place.

Landes  - Tarnos - 

TARNOS. Saison culturelle 2019-2020
Tarnos 2019-20 DVCS programme culture 20[...]
Document Adobe Acrobat [2.0 MB]

Bayonne 

Musée basque

Luna Negra

DIDAM                                  

Muséum. Plaine d'Ansot. Exposition temporaire

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Jean Claude Hiquet | D'ici à demain