Jean Claude Hiquet | D'ici à demain
Jean Claude Hiquet | D'ici à demain

« On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire : " Bah ! C’est l'ordre des choses ; il en a toujours été ainsi, et nous n'y changerons rien ", à partir du moment où l'on a senti que ce soi-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité, de solidarité qui vit en nous. ».

Léon Blum

"Leur absence de pensées les empêchent de prendre conscience que la crise de la gauche vient aussi de l'absence de pensée" Edgar Morin. 14-07-2017

A gauche on s'oppose et on propose? Non. On s'oppose systématiquement... peu crédible

 

La gauche est en miettes. Et c'est peu dire. On se croirait au début de la 5ème République. Certains entraient au gouvernement. Certains y sont aujourd'hui et ont même formé leur groupe. Les clubs se multipliaient, comme les initiatives aujourd'hui.
Les partis traditionnels implosaient sauf le PC. Aujourd'hui même big bang pour les partis traditionnels sauf la "France Insoumise" mais qui est passée de 19% aux présidentielles à 6% aux européennes. Elle a subi en 2 ans ce que le PC à perdu en 20 ans.

Il n'y a plus aujourd'hui de repères crédibles à gauche. 

Même le mouvement social depuis 2017 a perdu beaucoup. Il a pris un sacré coup sur la tête quand Mélenchon s'en est occupé annonçant par avance 1 millions de personnes sur les champs Elysées. La période des gilets jaunes fut aussi la démonstration par la preuve  que la contestation syndicale était inopérante et peu mobilisatrice collectivement. 

 

Aujourd'hui les initiatives se multiplient et les personnalités, croyant à leur avenir tentent une improbable percée. La sortie de crise du Corona imposera une nouvelle donne.

 

La crise à venir sera telle que le revendicatif tel qu'on la connu n'aura aucune espèce de crédibilité. Il faudra alors tourner la page et devenir force de proposition alternative aux pions que commence à disposer le MEDEF. L'unité syndicale devrait se réaliser avec des propositions simples et des campagnes d'opinion sur les sujets qui viennent d'émerger et autour duquel il devrait y avoir consensus: 
- Une fonction publique reconnue et renforcée dans son efficacité. A l'heure du numérique la bureaucratie qui gangrène son fonctionnement devra être contestée que ce soit dans la santé ou dans l'éducation.

- Des salaires revisités à la lumière de la crise récente. Il faudra revoir la hiérarchie des métiers en fonction de leur utilité sociale, thématique mise en avant par le président Macron lors de son intervention en mai. 

- Un monde du travail bouleversé par la crise récente devra se ré inventer. On a découvert les possibilités offertes par le télétravail c'est bien l'occasion de passer à des conditions de travail très différentes mais surtout pas uniformes.

 

Sur le plan politique le risque est grand de voir tout continuer comme si de rien n'était. S'opposer à tout, tous les jours, quand un président ne sait pas où il va a pour effet de se contredire en permanence. Chacun sait que pour les Municipales les formations politiques étaient pour leur organisation. Macron l'a acceptée et les oppositions sont devenues contre, vite après leur tenue. L'opportunisme, la surenchère ne devraient pas avoir leur place à gauche dans cette période. C'est pourtant ce que l'on observe.

Pourtant ce serait le moment de prendre Macron au mot à partir de ses propos sur les jours heureux. La gauche, si elle n'était pas prisonnière de sa propre histoire, se grandirait en avançant quelques pistes:

- La mise en cause de la bureaucratie française devrait être à son ordre du jour. Mais beaucoup trop de ses composantes sous prétexte de conserver des acquis, n'avancent pas sur ces sujets et font en fait du conservatisme.

-  La fin du Jacobinisme. Bruno Dive indique: " nous sommes en France, patrie de l'égalitarisme mortifère et de la bureaucratie bornée...". L'état centralisateur à démontré son impuissance. En réalité  c'est au local que nombre de décisions sont prises. Les Maires sont adulés et de fait, vont décider dans nombre de situations. On découvre l'importance des bassins de vie qui méritent un fonctionnement démocratique à inventer . 

- La revendication d'un revenu minimum garanti. Il va être proposé en Espagne. Quel que soit son nom la gauche se grandirait à porter ces mesures d'une urgence absolue, dans le contexte violent de la crise qui approche.

 

En fait, ce qui est à craindre et qui pointe déjà à gauche, ce sont des idées  traditionnelles un brin hors sol, dans la situation actuelle.
Et come le dit L Joffrin:" Chacun, voit le virus à sa porte et trouve dans la crise la preuve de sa prescience. Les nationalistes réclament plus de nation, les socialistes plus de social, les écologistes plus d’écologie, les centristes chantent le juste milieu et les extrêmes la radicalité. On dit que tout doit changer, mais on répète la même chose. «Rien ne sera plus comme avant», clame-t-on. Sauf les discours."

Pourtant, il est urgent de ne pas laisser la réinvention de l'avenir à E Macron quitte à pratiquer une opposition responsable.

                                                                                          Jean Claude Hiquet 30 Mai 2020

Gauche et PS. Proposer ce que l'on ferait au gouvernement, et ne pas proposer ce que l'on ne ferait pas. Gagner en crédibilité.

 

La gauche éparpillée aujourd'hui, en courants et chapelles, en vieux partis ou en groupes autour de projets personnels (Chez Mélenchon Hamon et Macron) n'est plus identifiable. Pourtant si on ajoutait toutes ses forces, son score atteindrait la majorité.

Les électeurs ont déserté, et pas uniquement depuis 2017, des appareils fossilisés, des pratiques politiques hors sol ou des discours déconnectés des citoyens, sans parler de l'exemplarité qui a largement fait défaut.

Il manque aujourd'hui cruellement une gauche de gouvernement. Comment la définir? Elle ne peut être que dans le possible à réaliser, et la transformation de la société dans la justice et la protection. Elle ne peut pas être dans le slogan ou la démagogie. Une véritable gauche de gouvernement, pour gagner en crédibilité doit proposer uniquement ce qu'elle réaliserait après le retour au pouvoir. 

 

Dans de nombreux domaines aujourd'hui, son discours reste démagogique, exclusivement revendicatif

Prenons pour les jeunes. Le vieux discours mobilisateur contre la sélectionest repris sans discernement, comme si par enchantement toute sélection pourrait disparaître. C'est bien la gauche qui a inventé le tirage au sort? Commençons par reconnaître cette imbécilité et tenons un discours de vérité visant à dire que toute candidature pour toute discipline ne pourra pas être acceptée pour tous. Il faudra bien une méthode d'orientation, parfois contraignante, efficace, à mettre en place. Dénonçons au passage les sélections par l'argent et par l'échec qui sont les pires pour la jeunesse.

Sur les institutions il en est de même. Gagner en crédibilité consistera  évidemment à approuver ce sur quoi les socialistes étaient d'accord comme le non cumul des mandats dans le temps ou une dose de proportionnelle qui n'empêche pas le scrutin majoritaire de jouer son rôle. Cessons avec les outrances du "coup d'état social", d'un parlement qui n'existerait plus, et d'une dictature en train de s'installer. Reconnaissons l'immobilisme de la gauche sur ces sujets et proposons des nouveautés, acquis de la campagnes de 2007 comme la participation ou les jury citoyens.

Le raisonnement pourrait être le même pour l'école, la mise en concurrence dans les transports, les moyens pour les collectivités, ou l'Europe.

La gauche ne peut pas mélanger allégrement revendication de type syndical et mesures gouvernementales. Mélenchon divise la gauche en poursuivant ce vieux mythe d'une seule force unifiée qui contesterait et serrait appelée à gouverner. Les syndicats et les partis ne sont pas dans les mêmes champs d'action. Assumons en permanence cette différence, sinon qui peut accepter, qu'un jour aux responsabilités, avec la gauche, un syndicat aurait pour tache d'expliquer aux salariés les réformes en cours? Ce ne serait plus notre République.

 

La gauche doit aux citoyens vérité et courage. Elle doit retrouver le gout d'une contestation positive et affirmer quedéfendre les acquis ne peut être un projet. Il lui faudracasser la spirale infernale de la métropolisation qui enrichit et de la "ruralisation" qui appauvrit. Sur le "séparatisme social" on regardera avec intérêt l'article de Jérôme Fourquet pour la fondation Jean Jaurès. Une gauche qui transforme dans la justice et l'efficacité voila les enjeux mais d'abord il convient de gagner en crédibilité. 

                                                                                           Jean Claude Hiquet 4 juin 2018.

Européennes 2019: Réplique du Big Bang de 2017. Gauche hors jeu. PS à terre...Reconstruction....

Le duo de tête des européennes était attendu. Pas uniquement parce que Mélenchon avait depuis janvier appelé à battre Macron, ou parce que ce dernier a relevé le défi, en l'installant avec le FN. Il y a bien dans la société, depuis longtemps le clivage repli/ouverture qui se superpose sans s'y confondre, au traditionnel Droite/Gauche. C'était notamment apparu lors du référendum sur le traité en 2005.

A ce moment là tous les ingrédients de la division à gauche étaient déjà présents. La déroute des présidentielles a encore accentué cet émiettement en boutiques, pour donner aux européennes un bilan calamiteux.
Le PS est à terre et ne le reconnait pas
. On s'auto réconforte et vogue la galère. Prendre ses désirs pour la réalité. De Dray à Faure on y est allé dans la rengaine "La gauche est majoritaire dans le pays en additionnant les voix" comme si c'était pertinent ou possible en l'état. Non bien sûr.

On a aussi  entendu des propos calamiteux, comme un "ouf" de soulagement. "On a faitmieux que les 5%permettant d'avoir des élus". C'est dire la hauteur du niveau d'ambition espéré. Ou dans une autre version "On a fait mieux que les sondages le disaient".

Et même nos chers landais toujours plus à "gauche" que tout le monde y sont allé de leurs propos déplacés, un brin chauvins de surcroit. "On a mieux fait que dans les autres départements". La belle affaire. C'est une véritable déroute subie dans les Landes. Le PS n'y obtient que moins de 2 fois moins de voix que LREM ou que le FN. Chercher de l'optimisme dans ces résultats relève au mieux de la vieille "langue de bois" déplacée.

Le PS et la gauche sont donc à terre. Et qu'entend-on? Rassemblement. Et voila le cycle infernal des demandes-refus de négociations d'appareil, reparti. De toute façon dire "Rassemblement" comme une incantation ne sert à rien. D'autant que Jadot se prend pour le nouveau "phare" de la gauche et cultive aussi à la "Macron" le refrain connu du "Droite et gauche". Le rassemblement ne peut plus être une affaire d'appareils.

Il doit procéder des citoyens eux mêmes. Encore faudrait-il leur proposer une fédération de la gauche à adhésion directe avec une double appartenance possible. C'est à une véritable reconstruction qu'il faut procéder, sinon la galaxie Macron est installée pour longtemps.

                                                                                                        Jean Claude Hiquet 9 juin 2019

La gauche ses choix et dérives face aux gilets jaunes.
 

Le mouvement des gilets jaunes est passé de revendications classiques sur le pouvoir d'achat en novembre 2018, à un mouvement politique profond, soutenu encore par une majorité de la population. Les revendications sont variées et les moyens utilisés ont largement installé un climat de tension. On est passé, après le filtrage des routes à des actes violents: incendies de péages, pillages de magasins ... avec l'agrégation au mouvement de minorités prônant la casse. On a eu enfin avec la tentative d'envahissement d'un ministère, les menaces de mort visant des élus, les agressions de journalistes, un tournant radical dangereux pour notre démocratie.  Voir suite ci dessous                                                                         

La gauche ses choix et dérives face aux gilets jaunes
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