Jean Claude Hiquet | D'ici à demain
Jean Claude Hiquet | D'ici à demain

« On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire : " Bah ! C’est l'ordre des choses ; il en a toujours été ainsi, et nous n'y changerons rien ", à partir du moment où l'on a senti que ce soi-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité, de solidarité qui vit en nous. ».

Léon Blum

"Leur absence de pensées les empêchent de prendre conscience que la crise de la gauche vient aussi de l'absence de pensée" Edgar Morin. 14-07-2017

Les résultats des 10 et 24 avril ne rendent pas compte du paysage politique réel, à gauche.

Macron a donc emporté la présidentielle et ce fut un soulagement.
On aurait donc une France divisée en 3 blocs : Un bloc ultra centriste avec E Macron, un pôle radical à gauche avec JL Mélenchon  et un pôle d’extrême droite. Chacun de ces trois pôles a obtenu plus de 21% des suffrages exprimés.

Voilà la situation fournie par les résultats bruts. 

En 2002 les 3 premiers Chirac Le Pen et Jospin avaient entre 16 et 19%, les autres ont eu un nombre substantiel de voix.
Aujourd'hui les 3 premiers ont entre 22 et 27%, les autres à moins de 7. C'est donc que le vote utile a joué à plein, beaucoup plus qu'en 2002 si bien que l'on peut affirmer sans crainte d'être démenti, que les résultats du premier tour ne sont en rien représentatifs du paysage politique réel.

Force est de constater que les appels au « vote utile » à gauche, qui ont conduit certains à voter Macron, d'autres Mélenchon, déforment l’image réelle du pays. Ce vote du premier tour a eu pour effet de rendre invisible, le pôle social démocrate, très important de la société française. La gauche de gouvernement, composée de citoyens et citoyennes attachés à la lutte contre les inégalités, aux politiques de redistribution, et au dialogue social a disparu en tant que telle. Elle n'avait pas de candidature crédible. On la trouve donc éparpillée, et aussi attirée par le vote utile Mélenchon.

Les résultats du 10 avril ne rendent donc pas compte du paysage politique, réel.
Cette situation impose retenue et humilité à gauche. Or, c'est le contraire qui se produit: Non reconnaissance des résultats; Procès en illégitimité; "A l'abordage" et "3ème tour" pour les législatives.

Sans tenir compte du "vote utile" qui reviendra de toute façon, à son destinataire, Mélenchon revendique pour lui le résultat. Et au nom de son succès, il pose ses conditions pour les législatives. Il se trompe lourdement. 
La FI ne pèse pas 22%. Les sondages de Février ont probablement plus proches de la réalité.
Sur la forme il fait preuve d'autoritarisme en s'imposant comme patron incontestable de la gauche. Il ne veut pas entendre parler d'amender son programme et croit que les législatives sont comme les présidentielles. Quelle erreur!
Il faudrait additionner les formations de gauche en respectant leurs valeurs. Il plombe ainsi la gauche et comme l'indique son "ami" J Dray: "La gauche radicale tente, grâce aux erreurs de la gauche réformiste, de faire une OPA... Céder c'est enterrer toute perspective d'alternative majoritaire".            Jean Claude Hiquet 25-04-202

La gauche a disparu des radars.

Il n'y a plus que des boutiques occupées à enjoliver leurs devantures, pour attirer les militants. Un désastre. La colère est palpable, le désarroi ausssi. Certains sont résignés et vont au mieux s'abstenir. D'autres, les plus nombreux, vont participer à une reconstruction qui deviendra un impératif en mai 2022. Dans son éditorial de la République des Pyrénées JM Bouguereau stigmatise avec raison "les combats dérisoires des petits coqs "de gauche" et conclut par ce qui paraît  une évidence, "un fiasco qui ressemble de plus en plus à un  dépôt de bilan".Tout a été fait pour désespérer la gauche. Il faudra
 en tirer toutes les conséquences pour retrouver les fondamentaux et inventer notre logiciel du 21ème siècle. 
                                                                                                                                        JC Hiquet 19 février 2022

Un PS fossiliséméconnaissable ...  On ne débat plus

 

Voila une semaine que s'est achevé le 79ème congrès du PS. Olivier Faure y a été élu avec un score quasiment soviétique. Un vote avait eu lieu sur les motions, comme d'habitude. Avec un slogan prometteur le texte "De la renaissance à l'alternance" l'a emporté largement devant la motion "Debout les socialistes pour le renouveau". 
Dans une période si compliquée pour la gauche il est bien naturel que la direction en place recueille la majorité des suffrages.
 Il y avait urgence sans doute, pour resserrer les rangs, à faire abstraction de la situation sanitaire et de la désespérance dans laquelle végète le "peuple de gauche".
 On a donc fait dans la fuite en avant en promettant monts et merveilles pour le printemps prochain, en annonçant une campagne inédite: "On ira où personne ne va" a tonné O Faure. 

 

On a repris mécaniquement tous les slogans de la tradition socialiste comme répétés pour se rassurer. Ce fut le congrès de l'aveuglement qui a tout "réglé" sans débat véritable: il y a un programme, des instances, une candidate à la présidentielle et circulez  il n'y a plus rien à voir.

Il reste un parti de l'apparence, qui clame le "changer la vie" d'autrefois sans voir combien tout cela sonne faux , hors du temps. C'est en fait un PS fossilisé qui s'agite. On pourrait dire "mollétiste" comme ce parti, qui, avec G Mollet comme premier secrétaire, dans les années 50, avait un discours révolutionnaire et des actes contraires.

Il reste un parti méconnaissable. Aucun débat. Tout est réglé. On a jamais vu ça. Les primaires de la gauche proposées? Pas question. Puis il aurait fallu y penser avant. Des primaires internes au PS? Oui mais sans débat, on organisera un vote des militants qui ratifiera une candidature de A Hidalgo déjà présentée comme acquise lors du congrès.

 

Et voila donc un parti replié sur lui même qui périodiquement convoquera les anciens pour faire bonne mesure. Le chemin emprunté est celui des radicaux qui eurent leurs périodes de gouvernement jusqu'aux années 50, celui du PC qui n'en finit pas de chuter depuis les années 60. 
Stéphane Le Foll a bien raison de Tweeter "Ce soir il y a débat entre 2 extrêmes Mélenchon et Zemmour, un débat entre la droite Pécresse et Darmanin puis il y aura un débat entre écologistes. Le choix d'Anne Hidalgo c'est pas de débat. La gauche de gouvernement s'efface du débat présidentiel."

La gauche de gouvernement n'existe plus vraiment et Mélenchon dilapide le peu de capital qu'il lui restait. Sophia Aram a bien raison de dire "C'est en débattant avec n'importe qui qu'on finit par être n'importe quoi", mais un échange réservé à la gauche de gouvernement ou au PS, serait un risque certes mais aussi une chance même faible, au lieu de quoi l'absence de débat sera une assurance de discrédit. 

                                                                                 Jean Claude Hiquet 25 septembre 2021

Pour un rassemblement de la gauche dans les Landes et ailleurs
 

Voila un texte d'importance  à signer. Les responsables départementaux du PS et du PC sont les premiers signataires d'un appel au rassemblement de la gauche pour les prochaines échéances. Un nouveau départ? Un rassemblement pour gérer ensemble et non uniquement protester? Un rassemblement partout dans la durée? Ce serait nouveau et bienvenu tant on a vu une union de la gauche à localisations variables selon les circonstances. C'est un impératif aussi dans le Seignanx qui a connu tant de péripéties dont il conviendra de faire l'inventaire. JCH 19-01-21
Pour un rassemblement de la gauche
   on peut signer ici.

 

A gauche on s'oppose et on propose? Non. On s'oppose systématiquement... peu crédible

 

La gauche est en miettes. Et c'est peu dire. On se croirait au début de la 5ème République. Certains entraient au gouvernement. Certains y sont aujourd'hui et ont même formé leur groupe. Les clubs se multipliaient, comme les initiatives aujourd'hui.
Les partis traditionnels implosaient sauf le PC. Aujourd'hui même big bang pour les partis traditionnels sauf la "France Insoumise" mais qui est passée de 19% aux présidentielles à 6% aux européennes. Elle a subi en 2 ans ce que le PC à perdu en 20 ans.

Il n'y a plus aujourd'hui de repères crédibles à gauche. 

Même le mouvement social depuis 2017 a perdu beaucoup. Il a pris un sacré coup sur la tête quand Mélenchon s'en est occupé annonçant par avance 1 millions de personnes sur les champs Elysées. La période des gilets jaunes fut aussi la démonstration par la preuve  que la contestation syndicale était inopérante et peu mobilisatrice collectivement. 

 

Aujourd'hui les initiatives se multiplient et les personnalités, croyant à leur avenir tentent une improbable percée. La sortie de crise du Corona imposera une nouvelle donne.

 

La crise à venir sera telle que le revendicatif tel qu'on la connu n'aura aucune espèce de crédibilité. Il faudra alors tourner la page et devenir force de proposition alternative aux pions que commence à disposer le MEDEF. L'unité syndicale devrait se réaliser avec des propositions simples et des campagnes d'opinion sur les sujets qui viennent d'émerger et autour duquel il devrait y avoir consensus: 
- Une fonction publique reconnue et renforcée dans son efficacité. A l'heure du numérique la bureaucratie qui gangrène son fonctionnement devra être contestée que ce soit dans la santé ou dans l'éducation.

- Des salaires revisités à la lumière de la crise récente. Il faudra revoir la hiérarchie des métiers en fonction de leur utilité sociale, thématique mise en avant par le président Macron lors de son intervention en mai. 

- Un monde du travail bouleversé par la crise récente devra se ré inventer. On a découvert les possibilités offertes par le télétravail c'est bien l'occasion de passer à des conditions de travail très différentes mais surtout pas uniformes.

 

Sur le plan politique le risque est grand de voir tout continuer comme si de rien n'était. S'opposer à tout, tous les jours, quand un président ne sait pas où il va a pour effet de se contredire en permanence. Chacun sait que pour les Municipales les formations politiques étaient pour leur organisation. Macron l'a acceptée et les oppositions sont devenues contre, vite après leur tenue. L'opportunisme, la surenchère ne devraient pas avoir leur place à gauche dans cette période. C'est pourtant ce que l'on observe.

Pourtant ce serait le moment de prendre Macron au mot à partir de ses propos sur les jours heureux. La gauche, si elle n'était pas prisonnière de sa propre histoire, se grandirait en avançant quelques pistes:

- La mise en cause de la bureaucratie française devrait être à son ordre du jour. Mais beaucoup trop de ses composantes sous prétexte de conserver des acquis, n'avancent pas sur ces sujets et font en fait du conservatisme.

-  La fin du Jacobinisme. Bruno Dive indique: " nous sommes en France, patrie de l'égalitarisme mortifère et de la bureaucratie bornée...". L'état centralisateur à démontré son impuissance. En réalité  c'est au local que nombre de décisions sont prises. Les Maires sont adulés et de fait, vont décider dans nombre de situations. On découvre l'importance des bassins de vie qui méritent un fonctionnement démocratique à inventer . 

- La revendication d'un revenu minimum garanti. Il va être proposé en Espagne. Quel que soit son nom la gauche se grandirait à porter ces mesures d'une urgence absolue, dans le contexte violent de la crise qui approche.

 

En fait, ce qui est à craindre et qui pointe déjà à gauche, ce sont des idées  traditionnelles un brin hors sol, dans la situation actuelle.
Et come le dit L Joffrin:" Chacun, voit le virus à sa porte et trouve dans la crise la preuve de sa prescience. Les nationalistes réclament plus de nation, les socialistes plus de social, les écologistes plus d’écologie, les centristes chantent le juste milieu et les extrêmes la radicalité. On dit que tout doit changer, mais on répète la même chose. «Rien ne sera plus comme avant», clame-t-on. Sauf les discours."

Pourtant, il est urgent de ne pas laisser la réinvention de l'avenir à E Macron quitte à pratiquer une opposition responsable.

                                                                                          Jean Claude Hiquet 30 Mai 2020

Gauche et PS. Proposer ce que l'on ferait au gouvernement, et ne pas proposer ce que l'on ne ferait pas. Gagner en crédibilité.

 

La gauche éparpillée aujourd'hui, en courants et chapelles, en vieux partis ou en groupes autour de projets personnels (Chez Mélenchon Hamon et Macron) n'est plus identifiable. Pourtant si on ajoutait toutes ses forces, son score atteindrait la majorité.

Les électeurs ont déserté, et pas uniquement depuis 2017, des appareils fossilisés, des pratiques politiques hors sol ou des discours déconnectés des citoyens, sans parler de l'exemplarité qui a largement fait défaut.       Voir suite ci dessous
 Jean Claude Hiquet 4 juin 2018.

Gauche et PS. Proposer ce que l'on ferait au gouvernement, et ne pas proposer ce que l'on ne ferait pas. Gagner en crédibilité
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La gauche ses choix et dérives face aux gilets jaunes.
 

Le mouvement des gilets jaunes est passé de revendications classiques sur le pouvoir d'achat en novembre 2018, à un mouvement politique profond, soutenu encore par une majorité de la population. Les revendications sont variées et les moyens utilisés ont largement installé un climat de tension. On est passé, après le filtrage des routes à des actes violents: incendies de péages, pillages de magasins ... avec l'agrégation au mouvement de minorités prônant la casse. On a eu enfin avec la tentative d'envahissement d'un ministère, les menaces de mort visant des élus, les agressions de journalistes, un tournant radical dangereux pour notre démocratie.  Voir suite ci dessous                                                                         

La gauche ses choix et dérives face aux gilets jaunes
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Enfants: Camps Moyen Orient.  ACCUEIL

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Ces mots de Voltaire sont éclairants. Il livre une définition du fanatisme
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Musée basque et histoire de Bayonne

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