Jean Claude Hiquet | D'ici à demain
Jean Claude Hiquet | D'ici à demain

« On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire : " Bah ! C’est l'ordre des choses ; il en a toujours été ainsi, et nous n'y changerons rien ", à partir du moment où l'on a senti que ce soi-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité, de solidarité qui vit en nous. ».

Léon Blum

"Leur absence de pensées les empêchent de prendre conscience que la crise de la gauche vient aussi de l'absence de pensée" Edgar Morin. 14-07-2017

La gauche mélenchonisée à la dérive.         Tout à reconstruire. "Rendez nous Jaurès"

Voila la gauche, enfin une partie, réunifiée autour de la NUPES, c'est à dire Mélenchonisée. L'apparence, le message, c'est une Union de la gauche, reconstruite et rassemblée pour un jour gouverner.

La réalité, c'est une trahison et l'abandon des valeurs de la gauche. L'orientation choisie et imposée par la "France insoumise" rend la gauche méconnaissable.

Nous avons déjà vu comment, PC, PS, EELV sont allés à "Canossa" en juin 2022, pour quelques places aux législatives. 
Aujourd'hui, on assiste médusés, à une dérive populiste comme jamais. On attise non pas le combat des idées mais la rancœur voire la haine. Tout est bon pour décrédibiliser, délégitimer Macron. On préfère le raccourci rapide à l'argument et ceci jusqu'au ridicule. On a même instrumentalisé la rafle du Vel d'hiv. Même jusqu'à l'assemblée nationale, "La fin justifie les moyens". Cette orientation est le contraire de la gauche, de celle de Jaurés en tout cas. L'hebdo "Franc Tireur" en a fait sa une du N°36.

 

Déjà depuis 2017, l’évolution de JLM posait problème. Sa menace de mettre un million de personnes sur les Champs Elysées, ou de prendre la direction du mouvement ouvrier avaient contrarié, c'est le moins, les dirigeants de la CGT.

Il avait installé ses initiatives dans la radicalité qui devenait ainsi une orientation politique en elle même. C'était là, une rupture avec les fondamentaux de la gauche et en particulier de Jean Jaurés qui sur ces sujets s'était toujours opposé à J Guesde. R Glucksmann écrit "Il y a toujours eu des J Guesde pour penser que la mobilisation pour Dreyfus était petite bourgeoise, des pacifistes préférant composer avec des Tyrans ... "

 

C'est le cas sur l'Ukraine. JLM est certes partiellement revenu sur ses déclarations de 2021 indiquant que Poutine allait régler les problèmes comme il l'a fait en Syrie. Mais il reste comme il dit "non aligné" qui est une appellation datée des années 1950 à propos  des 2 blocs "USA/URSS" qui n'a rien à voir avec la configuration actuelle. Il est contre la guerre certes mais sans nommer l'agresseur. Même S Royal nouvelle convertie à la NUPES va jusqu'à remettre en cause la résistance ukrainienne. Ce serait la gauche?

Le sommun est atteint avec la Chine. Il instrumentalise De Gaulle, pour, hors contexte laisser penser que Taîwan est aussi Chinois. Ainsi il reçoit "les félicitations et les remerciements d'un régime qui parque des millions d'êtres humains dans des camps" (R Glucksmann). Est ce admissible pour le mouvement socialiste qui avait rompu avec ceux qui, aussi à gauche, n'étaient pas gênés par la colonisation en Algérie?

 

Le populisme de la FI n'est plus soutenable, après avoir épousé largement les thèses complotistes tout au long de l'époque COVID et défendu des affabulations sur la liberté individuelle, proches de l'individualisme libéral. Tout cela en opposition à l'esprit et à la lettre de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

Il en va de même de la laïcité. JLM ferait bien de s'inspirer des propos tenus pas H Pena-Ruiz à un rassemblement de la FI. Mais par électoralisme, il sacrifie des principes qui fondent la Gauche.

Cet état d'esprit on le retrouve à propos de l'Europe. La démagogie souverainiste, il l'utilise. Il ne s'agit plus de co-construire l'Europe mais d'y installer un rapport de force. Ou en serions nous si une telle orientation avait été suivie?

 

Tout cela suffit largement pour affirmer que JL Mélenchon, a dérapé des rives de la gauche. Son autoritarisme en fait le vrai "Gourou" de la NUPES. PC, PS, EELV se sont fourvoyés. 
Plus vite sera le mieux pour la fin de cet accord électoral. Il est d'ores et déjà venu le temps de la mise en chantier d'une refondation de la gauche. 

                                                                                                  Jean Claude Hiquet 16-08-2022

Les résultats des 10 et 24 avril ne rendent pas compte du paysage politique réel, à gauche.

Macron a donc emporté la présidentielle et ce fut un soulagement.
On aurait donc une France divisée en 3 blocs : Un bloc ultra centriste avec E Macron, un pôle radical à gauche avec JL Mélenchon  et un pôle d’extrême droite. Chacun de ces trois pôles a obtenu plus de 21% des suffrages exprimés.

Voilà la situation fournie par les résultats bruts. 

En 2002 les 3 premiers Chirac Le Pen et Jospin avaient entre 16 et 19%, les autres ont eu un nombre substantiel de voix.
Aujourd'hui les 3 premiers ont entre 22 et 27%, les autres à moins de 7. C'est donc que le vote utile a joué à plein, beaucoup plus qu'en 2002 si bien que l'on peut affirmer sans crainte d'être démenti, que les résultats du premier tour ne sont en rien représentatifs du paysage politique réel.

Force est de constater que les appels au « vote utile » à gauche, qui ont conduit certains à voter Macron, d'autres Mélenchon, déforment l’image réelle du pays. Ce vote du premier tour a eu pour effet de rendre invisible, le pôle social démocrate, très important de la société française. La gauche de gouvernement, composée de citoyens et citoyennes attachés à la lutte contre les inégalités, aux politiques de redistribution, et au dialogue social a disparu en tant que telle. Elle n'avait pas de candidature crédible. On la trouve donc éparpillée, et aussi attirée par le vote utile Mélenchon.

Les résultats du 10 avril ne rendent donc pas compte du paysage politique, réel.
Cette situation impose retenue et humilité à gauche. Or, c'est le contraire qui se produit: Non reconnaissance des résultats; Procès en illégitimité; "A l'abordage" et "3ème tour" pour les législatives.

Sans tenir compte du "vote utile" qui reviendra de toute façon, à son destinataire, Mélenchon revendique pour lui le résultat. Et au nom de son succès, il pose ses conditions pour les législatives. Il se trompe lourdement. 
La FI ne pèse pas 22%. Les sondages de Février ont probablement plus proches de la réalité.
Sur la forme il fait preuve d'autoritarisme en s'imposant comme patron incontestable de la gauche. Il ne veut pas entendre parler d'amender son programme et croit que les législatives sont comme les présidentielles. Quelle erreur!
Il faudrait additionner les formations de gauche en respectant leurs valeurs. Il plombe ainsi la gauche et comme l'indique son "ami" J Dray: "La gauche radicale tente, grâce aux erreurs de la gauche réformiste, de faire une OPA... Céder c'est enterrer toute perspective d'alternative majoritaire".            Jean Claude Hiquet 25-04-202

La gauche a disparu des radars.

Il n'y a plus que des boutiques occupées à enjoliver leurs devantures, pour attirer les militants. Un désastre. La colère est palpable, le désarroi ausssi. Certains sont résignés et vont au mieux s'abstenir. D'autres, les plus nombreux, vont participer à une reconstruction qui deviendra un impératif en mai 2022. Dans son éditorial de la République des Pyrénées JM Bouguereau stigmatise avec raison "les combats dérisoires des petits coqs "de gauche" et conclut par ce qui paraît  une évidence, "un fiasco qui ressemble de plus en plus à un  dépôt de bilan".Tout a été fait pour désespérer la gauche. Il faudra
 en tirer toutes les conséquences pour retrouver les fondamentaux et inventer notre logiciel du 21ème siècle. 
                                                                                                                                        JC Hiquet 19 février 2022

Pour un rassemblement de la gauche dans les Landes et ailleurs
 

Voila un texte d'importance  à signer. Les responsables départementaux du PS et du PC sont les premiers signataires d'un appel au rassemblement de la gauche pour les prochaines échéances. Un nouveau départ? Un rassemblement pour gérer ensemble et non uniquement protester? Un rassemblement partout dans la durée? Ce serait nouveau et bienvenu tant on a vu une union de la gauche à localisations variables selon les circonstances. C'est un impératif aussi dans le Seignanx qui a connu tant de péripéties dont il conviendra de faire l'inventaire. JCH 19-01-21
Pour un rassemblement de la gauche
   on peut signer ici.

 

A gauche on s'oppose et on propose? Non. On s'oppose systématiquement... peu crédible

 

La gauche est en miettes. Et c'est peu dire. On se croirait au début de la 5ème République. Certains entraient au gouvernement. Certains y sont aujourd'hui et ont même formé leur groupe. Les clubs se multipliaient, comme les initiatives aujourd'hui.
Les partis traditionnels implosaient sauf le PC. Aujourd'hui même big bang pour les partis traditionnels sauf la "France Insoumise" mais qui est passée de 19% aux présidentielles à 6% aux européennes. Elle a subi en 2 ans ce que le PC à perdu en 20 ans.

Il n'y a plus aujourd'hui de repères crédibles à gauche. 

Même le mouvement social depuis 2017 a perdu beaucoup. Il a pris un sacré coup sur la tête quand Mélenchon s'en est occupé annonçant par avance 1 millions de personnes sur les champs Elysées. La période des gilets jaunes fut aussi la démonstration par la preuve  que la contestation syndicale était inopérante et peu mobilisatrice collectivement. 

 

Aujourd'hui les initiatives se multiplient et les personnalités, croyant à leur avenir tentent une improbable percée. La sortie de crise du Corona imposera une nouvelle donne.

 

La crise à venir sera telle que le revendicatif tel qu'on la connu n'aura aucune espèce de crédibilité. Il faudra alors tourner la page et devenir force de proposition alternative aux pions que commence à disposer le MEDEF. L'unité syndicale devrait se réaliser avec des propositions simples et des campagnes d'opinion sur les sujets qui viennent d'émerger et autour duquel il devrait y avoir consensus: 
- Une fonction publique reconnue et renforcée dans son efficacité. A l'heure du numérique la bureaucratie qui gangrène son fonctionnement devra être contestée que ce soit dans la santé ou dans l'éducation.

- Des salaires revisités à la lumière de la crise récente. Il faudra revoir la hiérarchie des métiers en fonction de leur utilité sociale, thématique mise en avant par le président Macron lors de son intervention en mai. 

- Un monde du travail bouleversé par la crise récente devra se ré inventer. On a découvert les possibilités offertes par le télétravail c'est bien l'occasion de passer à des conditions de travail très différentes mais surtout pas uniformes.

 

Sur le plan politique le risque est grand de voir tout continuer comme si de rien n'était. S'opposer à tout, tous les jours, quand un président ne sait pas où il va a pour effet de se contredire en permanence. Chacun sait que pour les Municipales les formations politiques étaient pour leur organisation. Macron l'a acceptée et les oppositions sont devenues contre, vite après leur tenue. L'opportunisme, la surenchère ne devraient pas avoir leur place à gauche dans cette période. C'est pourtant ce que l'on observe.

Pourtant ce serait le moment de prendre Macron au mot à partir de ses propos sur les jours heureux. La gauche, si elle n'était pas prisonnière de sa propre histoire, se grandirait en avançant quelques pistes:

- La mise en cause de la bureaucratie française devrait être à son ordre du jour. Mais beaucoup trop de ses composantes sous prétexte de conserver des acquis, n'avancent pas sur ces sujets et font en fait du conservatisme.

-  La fin du Jacobinisme. Bruno Dive indique: " nous sommes en France, patrie de l'égalitarisme mortifère et de la bureaucratie bornée...". L'état centralisateur à démontré son impuissance. En réalité  c'est au local que nombre de décisions sont prises. Les Maires sont adulés et de fait, vont décider dans nombre de situations. On découvre l'importance des bassins de vie qui méritent un fonctionnement démocratique à inventer . 

- La revendication d'un revenu minimum garanti. Il va être proposé en Espagne. Quel que soit son nom la gauche se grandirait à porter ces mesures d'une urgence absolue, dans le contexte violent de la crise qui approche.

 

En fait, ce qui est à craindre et qui pointe déjà à gauche, ce sont des idées  traditionnelles un brin hors sol, dans la situation actuelle.
Et come le dit L Joffrin:" Chacun, voit le virus à sa porte et trouve dans la crise la preuve de sa prescience. Les nationalistes réclament plus de nation, les socialistes plus de social, les écologistes plus d’écologie, les centristes chantent le juste milieu et les extrêmes la radicalité. On dit que tout doit changer, mais on répète la même chose. «Rien ne sera plus comme avant», clame-t-on. Sauf les discours."

Pourtant, il est urgent de ne pas laisser la réinvention de l'avenir à E Macron quitte à pratiquer une opposition responsable.

                                                                                          Jean Claude Hiquet 30 Mai 2020

Gauche et PS. Proposer ce que l'on ferait au gouvernement, et ne pas proposer ce que l'on ne ferait pas. Gagner en crédibilité.

 

La gauche éparpillée aujourd'hui, en courants et chapelles, en vieux partis ou en groupes autour de projets personnels (Chez Mélenchon Hamon et Macron) n'est plus identifiable. Pourtant si on ajoutait toutes ses forces, son score atteindrait la majorité.

Les électeurs ont déserté, et pas uniquement depuis 2017, des appareils fossilisés, des pratiques politiques hors sol ou des discours déconnectés des citoyens, sans parler de l'exemplarité qui a largement fait défaut.       Voir suite ci dessous
 Jean Claude Hiquet 4 juin 2018.

Gauche et PS. Proposer ce que l'on ferait au gouvernement, et ne pas proposer ce que l'on ne ferait pas. Gagner en crédibilité
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