Jean Claude Hiquet | D'ici à demain
Jean Claude Hiquet | D'ici à demain

Elus peu crédibles

PS Exemplarité ??

 

Encore ce matin, au super marché, je suis interpelé, "Alors la gauche" puis ensuite "C'est une catastrophe" et "Ils sont devenus dingues". Des regrets pointent avec: " Pourtant il y avait tant à faire, tant de possibilités" et en guise de conclusion pour le PS " On ne peut plus faire confiance à des gens qui ne sont pas exemplaires". Le lien est rompu. L'attelage PS n'imprime plus rien. D'ailleurs depuis longtemps il va à "hue et a dia". On va voir ailleurs même si rien n'est garanti, mais c'est nouveau et il y a une chance.

Elles sont multiples les causes de cette perte de confiance.  J'en citerai 3:

-  La distorsion profonde entre les paroles et les actes

les paroles berceuses d'illusion ça va on a pigé. Mais c'est permanent dans l'histoire du PS et de la gauche. Si on revisite l'histoire il y a la formule "Mon projet c'est de prendre le pouvoir pour vous le rendre" de Mitterrand avec les propos sur "la Finance" et  "l'Europe" de Hollande. "La normalité" de ce dernier avec la "mise en scène" outrancière de son mandat l'ont discrédité.

- La relation à l'argent. On ne doit pas en parler même si bon nombre de fédérations PS ne sont même pas en règle avec leur propre statut. Je me souviens en 2007 avoir évoqué le sujet des avantages des parlementaires en Bureau fédéral. Réponse quasi unanime: ces questions font je jeu du front national donc ça reste interne. On sait bien aujourd'hui que des dérives de toute sortes se sont produites et ce n'est pas un audit limité à la campagne de Hamon qu'il faut mais une mise à plat généralisée. Ce tabou du fric coute cher à l'exemplarité pourtant sans cesse revendiquée.

- La pratique arrogante et clanique des responsabilités. Le centralisme démocratique désuet préside au fonctionnement à gauche et au PS. La verticalité s'impose avec les attributs très monarchiques des élites de gauche ou de droite qui sont aux commandes. les courants divisent la gauche qui est devenu un ensemble clanique chacun en quête de territoire à faire prospérer. Les "écuries" l'emportent sur l'intérêt général comme "la fronde "coute que coute l'avait emporté sur la conscience de l'avenir.

Il y a bien d'autres causes à la perte de confiance des citoyens et au dégagisme qui en est résulté. La démocratie interne à gauche reste bien plus opaque que le fonctionnement en conclave de l'Eglise catholique.

 Il serait illusoire de trouver des boucs émissaires. Un big bang s'est produit en mai dernier. Le PS Titanic de la gauche a été envoyé par le fond. La tentation sera grande de faire une maquette à l'identique, Prenons le temps de débattre sans autres présupposés que  la connexion avec la vie telle qu'elle va, pour imaginer le collectif de notre temps.

                                        

                                                         Jean Claude Hiquet. 15-08-2017

Sous les pavés...la marée basse... et le désert du côté de la gauche de gouvernement

 

Cette "marée populaire" du 26 Mai? Une marée basse plate. Une déception à la mesure inverse de son annonce tonitruante. Un flop. Pire, un recul pour l'ensemble du mouvement social. Le rapport de force en a pris un coup au soir du 26 et le gouvernement s'en est d'autant trouvé renforcé.C'était la gauche en manif et en "répétition générale" d'un avenir meilleur? Réponse non et inexact.Affirmer cela, c'est suicider la gauche. 

La gauche de gouvernement est autre, et bien davantage.

60 organisations présentes devaient constituer un plus pour le nombre et l'audience. Le contraire s'est produit. On a oublié qu'une mobilisation se fait sur des motifs précis dans un contexte qui s'y prête et avec une unité syndicale préalablement recherchée. Rien de tout cela. Il s'agissait en fait d'une protestation à dimension exclusivement politique et  de récupération des luttes actuelles. 

 

Pourquoi donc une telle communication de la part du PC, de la FI, de Hamon... au lieu de s'en tenir à un accompagnement du mouvement social dont on réclamerait l'unité. Pourquoi faire d'un enjeu syndical un enjeu politique centré sur Macron?. Simplement par suivisme de Mélenchon, pour faire aussi radical que lui, et au bout du compte pour tenter de "capitaliser" le mécontentement ambiant.

Dans ce but, la surenchère verbale, montrer ses muscles, dramatiser les faits en toutes circonstances est indispensable pour attirer et recruter. Tous font cela. 

 

Hamon est même allé jusqu'à préempter le terme "Gauche". "Nous sommes la gauche puisque tous les autres ne le sont pas" (Libération 13 mai).

Puis cette triste habitude de juger les mesures non pour ce qu'elles sont mais  pour une communication de court terme. Ainsi des 35 milliards de dettes de la SNCF repris par l'Etat. L'huma était pour, sauf que maintenant " l'Etat allège la dette dans l'espoir de diviser les syndicats" (Le Canard 30 mai "Prise de dette à l'huma"). Cette instrumentalisation permanente des faits nuit à la crédibilité. Rien ne change à gauche.

Sur la réforme des institutions Faure y va aussi de sa démagogie. "Pour nous c’est simple, la réponse est non." Et demande un référendum sans prononcer le mot : "Monsieur le président, si vous voulez avoir un débat, ayez le courage de le faire devant le peuple et avec le peuple". Il s'agit pourtant, de sujets largement défendus "avant" par les socialistes, présentés maintenant avec cette tonalité populiste dont on n'a nul besoin.

Mais le premier secrétaire du PS à du pain sur la planche pour se rendre acceptable même s'il poursuit dans cette direction, tant il fut insulté dans les manifs récentes. "Un groupe de militants du Parti socialiste et Olivier Faure ont été abondamment sifflés lors de la manifestation des cheminots à Paris et furent obligés de quitter la rue". (RT France)

 

Le chemin du rassemblement indispensable à gauche, sera long, En effet, chaque organisation est d'abord préoccupée de sa propre surenchère et de son audience. Ce faisant c'est une logique négative, suicidaire qui s'opère, qui tire vers le bas la gauche. 

Mélenchon a perdu tout crédit pour représenter une gauche de gouvernement. Et c'est le désert de ce côté là. Si les politiques arrivaient à se dire que dans l'opposition on ne dit pas autre chose que ce que l'on dirait au gouvernement un grand pas serait accompli.

Une opposition intelligente devra s'imposer à la gauche, pour gagner en crédibilité.

                                                                                 Jean Claude Hiquet 1er juin 2018

1er Mai 2018: 2 syndicalismes irréconciliables.
 

Et oui. Nous y voila. Aussi bien dans les luttes récentes que dans cette journée du 1er mai, on ne peut que le constater avec regrets: Il y a bien 2 syndicalismes irréconciliables. L'un se met à rêver d'un mai 68 nouvelle formule avec "la convergences des luttes" tandis que l'autre ne veut pas en entendre parler et lutte pas à pas pour obtenir de nouvelles avancées.

Le syndicalisme réformiste veut négocier des conventions collectives favorables aux salariés, et ne craint pas les restructurations si elles permettent un plus pour les ouvriers. Le syndicalisme politique pose les problèmes en terme de droits acquis à défendre ou de libre concurrence à refuser. Il est à craindre que ces 2 syndicalismes perdent comme ont perdu les 2 courants politiques de la gauche, "irréconciliables". Le PS quand à lui abrite 3 sensibilités: suivre le syndicalisme politique, suivre les réformistes, ou alors accompagner un syndicalisme unitaire là ou il se manifeste, sinon procéder selon l'histoire de chacun. 

Voila qui explique pourquoi Macron peut durer,  contre toute attente. 

                                                                                   Jean Claude Hiquet 1err Mai 2018.

Rugy. Arbre qui cache une forêt?. La politique c'est servir.


Rugy, je le crains, est l'arbre qui cache une forêt. Il y a certes des travaux couteux et des repas douteux mais je ne suis pas loin de penser comme Claude Weil qui a twitté à deux reprises. D'abord il a indiqué "Résumons -Le «logement social»? Un bail ordinaire -L’appart de fonction? Vétuste dixit Hulot -Les impôts 2015? RAS -Le sèche cheveux en or? Disparu -Les «agapes fastueuses»? Démenties par nb de présents Et c’est avec ça qu’on nous soule depuis 4 jours? Homardgate ou corbeauxgate?" puis ensuite "Rugy assure avoir remboursé dès 2014-15 les sommes versées à son parti à partir du compte IRFM. Si c’est le cas, le dernier volet de « l’affaire » s’effondre. Il ne reste plus rien de l’acte d’accusation".

En réalité, Rugy a réalisé des économies à l'assemblée nationale. Ces chiffres qui montrent qu'il a moins dépensé que Bartolone ou Acoyer ont été peu repris. (JDD du 14-07)

Mais il y a cette confusion public / privé intolérable. Ainsi lors de la passation de pouvoir sa femme était présente sur l'estrade à ses côtés, ainsi que pour saluer les personnels du ministère. 

 

Néanmoins cette affaire pose davantage le problème des "ors de la République" que celui de Rugy, même si ce dernier a été médiatisé.

Il y a tellement de personnel, au service de "grands" élus, le cadre des appartements de fonction est tellement grandiose. Et d'ailleurs la doctrine Mitterrand sur ces sujets a été et est encore largement partagée. Joffrin l'indique "La France socialiste, disait-il, doit impressionner autant que celle du Général ou de Giscard. Emmanuel Macron pense comme lui". A partir de là des dérapages se produisent. D'ailleurs à l'Assemblée nationale quand Hollande a tenté d'instaurer une transparence véritable c'est Bartolone Président qui s'y est opposé ainsi qu'une partie du PS. Un brin de modestie serait donc appréciable aujourd'hui. 

Et ce Homard qui n'en a pas fini de devenir un symbole puissant à charge. La encore un peu de retenue serait plus approprié. la retenue c'est éviter de trop en faire et de hurler avec les loups. " Ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques" indique Jaurès dans la citation sur la vérité souvent reprise.*

 

Les élus concernés par des pratiques très limites sont une minorité. Le "tous pourri" n'existe pas.Rugy est devenu une proie médiatique qui doit permettre de poser les bonnes questions. 

Cibler une personne pour la faire tomber est-il acceptable? Est-ce que la fin justifie les moyens? Pourquoi s'accrocher au cumul des mandats? Pourquoi, pour certains élus, étaler leur réussite ou leur table? pourquoi des qu'on est élu dans un canton n'avoir de cesse que de l'être dans une préfecture? Pourquoi autant d'avantages qui peuvent faciliter la confusion vie publique et privée?..etc

 

On voit bien que le problème central n'est pas celui de personnes mais celui d'un fonctionnement monarchique de notre République qu'il convient de revoir. J'ai le souvenir d'une réunion en présence du député de l'époque ou sur ces sujets il m'était répondu "Parler des avantages des élus c'est faire le jeu du front national".On n'en a pas parlé et on a le FN.

Irresponsabilité coupable. Il faut donc mettre un terme à beaucoup de logements de fonction à tous les niveaux et aux frais de mandats versés avant toute justification. Et trouver les moyens d'en finir avec la politique conçue comme une profession. La politique c'est servir.
                                                                                  Jean Claude Hiquet 26-07-2019

* “Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques"

 Jean Jaurès 1903

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