Jean Claude Hiquet | D'ici à demain
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La Commune de Paris Suite 2

Auguste Blanqui
 

 

Blanqui a 66 ans en 1871. Il est un des animateurs de la 1ere internationale crée en 1864.

Louis-Auguste Blanqui prend part aux différents mouvements anti-monarchistes, dont la Révolution de 1830, à la tête de plusieurs sociétés secrètes ou associations. Il est arrêté et emprisonné à plusieurs reprises.

Après avoir participé à la Révolution de 1848, Louis-Auguste Blanqui est à nouveau incarcéré jusqu'en 1859

Plusieurs fois arrêté il sera même surnommé "l'enfermé". (35 années de sa vie en prison). Il défend pour l'essentiel les mêmes idées que le mouvement socialiste du XIXe siècle.

 

 Blanqui est effondré par la défaite de 1870. Il écrira: "...des préparatifs sérieux, faits à temps, nous assuraient la victoire, et on s'est croisé les bras, par conviction de leur inutilité, comment ne pas rester anéanti de douleur et de rage...

Le 8 décembre, il est obligé d'abandonner son journal, “La Patrie en danger" qui disparaît alors.
La disette est rude à Paris, où les citoyens sont conduits à manger les chevaux, les chats, les chiens, et même les rats. 
Il ne soutient que du bout des lèvres certaines actions des insurgés.
Le 8 février 1871, l'Assemblée nationale est élue ; Blanqui n'est pas élu. Il accuse, dans un pamphlet intitulé "Un dernier mot", le gouvernement de "haute trahison et d'attentat contre l'existence même de la nation".

 

La commune, véritable prise de pouvoir à Paris par près de 250000 gardes nationaux était en réalité menée par les Blanquistes. Ils étaient en majorité au comité central.
Mais le 9 mars, Blanqui avait été condamné à mort par contumace. Adolphe Thiers, chef du gouvernement, conscient de l'influence de Blanqui sur le mouvement social parisien, le fait arrêter le 17 mars 1871 alors que, malade, il se repose, dans le Lot

L'archevêque de Paris Mgr Darboy est otage des insurgés. Une transaction est proposée: Blanqui en échange de quoi les communards libéreront les otages (des religieux et un sénateur).. Thiers refuse de souscrire à cette proposition

Marx écrira " La commune à plusieurs reprises  avait offert d'échanger l'Archevêque de Paris  avec des prêtres contre le seul Blanqui, alors aux mains de Thiers. Thiers obstinément refusait. Il savait qu'avec Blanqui il donnerait une tête à la commune."

 

 L'autorité de Blanqui était indiscutée tandis que pas un des chefs militaires de la commune n'a pu gagner un ascendant suffisant. il avait été élu comme tête de liste dans de nombreux quartiers alors qu'il était détenu hors de Paris. Une majorité de « Communards » se reconnaissaient en Blanqui
Condamné à la déportation, mais incarcéré pour raison de santé, il est libéré en 1879.

Clemenceau, le 21 février 1879, intervient à l'assemblée pour que l'amnistie soit étendue à lui, disant de Blanqui qu'il est un « ferme républicain ». Il sera même élu député de Bordeaux mais empêché d'exercer son mandat car non amnistié en 1879. Il publiera son journal "Ni Dieu ni maître" encore référence pour nombre de militants anarchistes. Il décédera en 1881 au 25 boulevard Auguste Blanqui à  deux  pas de la "Butte aux cailles" quartier haut lieu de la Commune.

                                                                                        Jean Claude Hiquet 20-04-2021

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