Jean Claude Hiquet | D'ici à demain
Jean Claude Hiquet | D'ici à demain

Macronisme en marche...

Dans le Macronisme il y a de la jungle libérale et du réformiste autoritaire avec une charité bien ordonnée ...

 

 

Le Macronisme est une forme de gaullisme. Rien à voir avec le personnage historique "De Gaulle" mais tout à voir avec une gouvernance qui avait pour ambition de diriger le pays au delà des partis , ou avec tous, sauf les extrêmes. C'était une autre forme de "Et droite et Gauche" et de condamnation des "jeux " d'appareils et du "système des partis" dénoncés par De gaulle. Il s' agit en fait d'un Bonapartisme du 21ème siècle.

On est entré dans le 'tout libéral" sur le plan économique et dans une mondialisation assumée cadre dans lequel on peut gagner. Ainsi la fiscalité prévue prépare cela avec des premiers de cordée chouchoutés pour faire de la France un de leur terrain de jeu favoris. Et semble-t-il on assiste à quelques retours dans l'hexagone pour y investir. C'est à vérifier. En tout cas sous le vocable de "libérer les énergies" tout est possible en France pour les "gagnants". Ils deviennent des exemples, sont dignes de confiance et vont tirer la croissance en avançant sans entraves. Mais charité bien ordonnée dit le proverbe commence par soi même donc le "plan pauvreté" peut attendre. On est bien dans la jungle libérale en économie qui ne manquera pas de laisser au bord de la route des éclopés privés depuis longtemps d'ascenseur social.

 

Ce libéralisme à tout crin s'accompagne d'un réformisme autoritaire centralisateur. Tous les sujets sont objets de débats et de réformes. Souvent les diagnostics sont justes. Tellement de temps a été perdu par les gouvernements de gauche ou de droite. Les solutions apparaissent en fait toutes estampillées "injustice aggravée". C'est maintenant qu'il faudrait des syndicats forts, davantage préoccupés d'unité d'action et de syndicalisme plutôt que de mouvements à caractère politique. 

Le Macronisme se révèle autoritaire et centralisateur contrairement aux premières déclaration de 2017 mettant en exergue l'esprit "Girondin" indispensable. Les corps intermédiaire furent pour le moins négligés lors de la dernière période, parfois méprisés. Les élus locaux, financièrement au bout du bout du possible, ont vu la promesse d'un fonctionnement concerté, enterrée dans les faits. Les appels réguliers à des projets locaux semblent vides de tout contenu et appartenir simplement à un plan com venu "d'en haut".

 

Dans ce contexte la gauche est inexistante. C'est une opposition stérile, de principe qui ne peut rien apporter et surtout pas de la crédibilité. Sa doctrine reste datée avec des slogans inopérants. En 2007 avec Ségolène Royal elle s'était beaucoup trop tard appropriée les thématiques de la nation, de la fraternité et du travail. Aujourd'hui il lui faut le faire avec la thématique de la liberté, et distinguer un libéralisme économique nécessaire d'une jungle libérale financière à combattre. Ce serait renouer avec sa tradition profonde.

Ce ne sont pas les vociférations de Hamon, Mélenchon ou autres chefs de chapelles qui feront avancer. Il parait même que Hollande aurait dit, après la victoire des bleus et selon le Figaro," 98, aujourd'hui... Je ne veux pas faire de comparaison, mais ça montre qu'on peut gagner deux fois...". Grave. Il serait temps de connecter toutes les neurones "puissantes" de la gauche avec les citoyens et de les recharger en urgence.

                                                                                               Jean Claude Hiquet 22-07-2018

Le fric? Vous avez dit délinquance?. Qui?...Un peu de décence... Parler clair


Et oui il faut en parler. Ce devrait même avec l'emploi être le premier sujet de préoccupation. Certes les questions de pouvoir d'achat sont abordées mais elles restent dans le champ syndical revendicatif traditionnel.

J'ai le souvenir au goût amer des interdits qui pesaient sur la réflexion à gauche. Le fric était un sujet tabou. Le terme "Morale" était proscrit car à connotation subjective. Un député disait même que parler de la retraite ou des avantages des parlementaires faisait le jeu du front national et que ces thèmes devaient rester dans la sphère du privé et de la démocratie qui a un coût. Mais les socialistes et la gauche, au fur et à mesure des élections, prenaient des vestes, avec des exemples de corruption qui s'étalaient dans la presse. Et bien sûr ce grand écart insupportable, entre discours et réalité, s'est terminé logiquement en 2017 par la déroute que l'on sait.

 

L'arrogance du fric est sans limites avec les scrupules qui ont disparu. Ouvertement aujourd'hui, on fait une place pour les riches à un point jamais atteint. Le budget 2018 est fait pour le blanchiment de leurs avoirs en rapatriant en France les réfractaires à l'impôt. On leur ouvre les bras avec un bouclier fiscal 4 fois plus efficace que celui de Sarkosy. La France nouvelle frontière du fric pour les "élites"!

Ces élites gavées de fric, on le savait. Mais les révélations récentes montrent une véritable délinquance financièrequ'on n'imaginait pas à ce point. C'est d'un véritable pillage de l'argent public qu'il s'agit. Par dizaines de milliards on soustrait des financements, qui auraient dû servir à la collectivité. Bref du vol de l'Etat hélas consenti, qu'on n'ose toujours pas nommer ainsi. 

Il faut nommer les choses. Il faut dire précisément, pour éviter de laisser ces sujets, véritables bombes à fragmentation du corps social, entre les mains de manipulations populistes.

Que penser quand on voit en cette fin d'année 2017, dans cette  situation, des membres de cabinets ministériels être augmentés de 20 voire 30%?. Irresponsable. De quelle légalité s'agit-t-il?

 

C'est dans ce contexte qu'on fait  les poches des "perdants" de la vie. Ils sont nombreux, alors 5 Euros à ponctionner pour les APL, ça compte. Puis les retraités sont de plus en plus nombreux, plus longtemps, alors faut aussi les alléger en disant qu'on paye mieux le travail alors que simplement dans les classes moyennes et les précaires, on prend chez les uns pour mettre chez les autres. 

Le récent rapport de l'observatoire des inégalités 2017 est édifiant: "le nombre de personnes pauvres a augmenté de 600 000 en dix ans. Au cours de la même période, le taux de pauvreté est passé de 7,5 à 8 %.".

 Alors, pour la gauche, doit venir le temps  du sérieux, de la cohérence, en commençant par balayer devant sa porte pour enfin parler clair.

                                                                                            Jean Claude Hiquet 12-11-2017

Macron a dit: "rien". Qui a dit rien? 

 

 

Le Président Macron s'exprimait ainsi: "Dans une gare, vous croisez des gens qui réussissent et d’autres qui ne sont rien". Cette phrase choque et davantage. Elle indique un mépris terrible. Non seulement ils n'ont rien, c'est la pauvreté, mais en plus ils ne sont rien ne disposant d'aucun potentiel, d'aucune qualité digne d'intérêt. Révoltant.

Sauf que je trouve que JL Mélenchon a été très mal inspiré de s'en servir lors de sa première intervention à l'assemblée. l'outrance desservira la cause qu'il prétend servir même si à court terme elle lui permettra d'attirer des militants.

Dire pour des hommes ils ne sont rien n'est donc pas acceptable. Certes il serait bon de rappeler le contexte celui d'un environnement de jeunes qui ont réussi à qui il est bon de dire qu'il y en a d'autres. Certes ceux qui en font des tonnes pour stigmatiser Macron ne rappellent jamais ce contexte. Il conviendrait de mentionner que non seulement certains n'ont rien en terme de ressources ou de reconnaissances et du coup en viennent à penser qu'ils ne sont rien. On le voit dans notre ruralité ou chez des jeunes de tout milieu  qui n'arrivent pas à se forger une confiance en eux.

Macron aurait dû dire "qui se jugent comme des riens" sans confondre allégrement l'"être" et l'"avoir". Ceci dit les "sans dents " attribués à Hollande sont aussi terribles et que dire de Mitterrand qui indiquait en 1993 à l' occasion de la journée de la misère: " Ceux qui n'ont rien ou qui n'ont pas le moyen de se faire reconnaître, ni pour vivre, ni pour faire vivre ceux qu'ils aiment, ni même enfin pour se développer, bien entendu ; ils ne sont rien, ils restent rien."

Ces propos sont très ambigus pour le moins et alors si on isolait la fin du passage ce serait bien pire. Je préfère, sur un sujet décalé,  évoquer Galilée " "Je n'a​i rencontré d'homme si ignorant qu'il n'eut quelque chose à m'apprendre".

                                                                                     Jean Claude Hiquet 6-07-2017

Les mesures Macron, confirment une société de ségrégation.
 

Et oui, il existe bien 2 vitesses , 2 mondes qui ne se côtoient plus depuis longtemps. La gauche a laissé faire cela. Les Frances "d'en haut et d'en bas "disait Raffarin. s'ignorent. Pas les mêmes fréquentations, pas les mêmes grandes écoles,  même pas les mêmes écoles primaires, pas les mêmes quartiers ou lieux de résidence... et pas les mêmes espérances de vie.

Et, il y avait une France qui gouvernait, celle d'en haut, et l'autre qui se taisait ou s'abstenait lors des élections. A Evry on vient d'élire un député, avec moins de 20% de votants.

Comme l' indique Jérôme Fourquet (Article publié sur le site de la fondation Jean Jaurés: "1985-2017: Quand les classes favorisées ont fait sécession") nous vivons dans une société de ségrégations confirmée année après année.

Après le mouvement des "Gilets jaunes", les récentes mesures  Macron inscrivent dans le marbre cet état de fait.  
Une redistribution en direction des moins favorisés s'opére dans les classes moyennes et n'impacte nullement la France d'en haut. Macron a conforté les premiers de cordée, en assurant qu'on ne toucherait pas à leurs privilèges. Pour les autres une redistribution très spéciale est prévue: on ne prend pas à ceux qui ont le plus mais aux classes moyennes par le biais du budget de l'Etat. " Charité bien ordonnée commence par soi-même, les "premiers de cordée" ne sont pas concernés. C'est bien une redistribution à l'intérieur des classes moyennes et défavorisées qui est prévue.

Fort heureusement, il est des personnes dignes, certes très minoritaires, qui affirment " Nous les gagnants du système, on peut payer"

Ne pas toucher aux privilèges du privé ou d'état restera la grande faute de "Jupiter". C'est pour cela que les soubresauts de cette fin d'année n'en sont qu'à leur début.       
                                                                                       Jean Claude Hiquet  20-12-2018

Télescopages révélateurs ....Trop c'est trop.

 

Cette semaine on a assisté aux télescopages révélateurs de 3 sujets qui vont renforcer colères rentrées, sentiments d'impuissance, ou désarroi, si rien n'apparait comme porteur d'alternatives.

3 annonces sont intervenues au même moment:

+  Les dividendes versés aux actionnaires ont fortement augmenté. La France est  le pays en Europe où les actionnaires sont le plus rémunérés
+ Les premières évaluations sur la suppression de l'ISF annoncent une baisse des investissements en direction des PME. L'argent ne sert donc qu'à conforter le monde des riches qui a fait sécession, selon Jérome Fourquet, dans "L'archipel français".

+ Pendant l'été les expulsions locatives sont de plus en plus nombreuses. En dix ans, les expulsions avec le recours à la force publique ont progressé de plus de 40%

 

Nous en sommes donc là au moment ou le G7 de Biarritz a pour thème la réduction des inégalités. Comment ne pas hurler devant autant d'hypocrisie! Comment ne pas se laisser aller à trouver une réponse dans les populismes de droite ou de gauche devant une situation qui semble sans issues? Trop c'est trop

Pendant ce temps là, la gauche de gouvernement se fractionne comme jamaiset le PS se demande s'il faut être davantage écolo que social, ou l'inverse. Terrible ce vide de la penséequi ouvre la porte a tous les dérapages, à toutes les "jacqueries" sans lendemain.

Il faudra de la force au mouvement syndical pour montrer un chemin. Il faudra de la détermination aux personnalités qui ont encore une brin de crédibilité pour montrer que la droite et la gauche ça existe et que des perspectives sont possibles.

C'est le sens de l'intérêt général qui fait défaut aux femmes et hommes de gauche. Il n'est jamais trop tard mais quand trop c'est trop le temps presse.

                                                                                            Jean Claude Hiquet 25-08-19

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