Jean Claude Hiquet | D'ici à demain
Jean Claude Hiquet | D'ici à demain

Et le social

Inégalités...quand tu nous tiens....Faire payer la France corvéable
 

On ne prête qu'aux riches." Et oui bien sûr l' argent va à l'argent. Sous la gauche et sous la droite cette affirmation tend à se vérifier. Les inégalités deviennent indécentes depuis si longtemps. Ceux qui ont les moyens d'investir dans l'économie sont protégés, (revenus situés autour d'une l'ISF aménagée) et ceux qui sont proches du SMIC ou précaires, ne sont plus socialement utiles et il conviendra de les assister.. Tous les autres ils peuvent payer de la façon la plus inégalitaire qui soit.

 

Inégalités...quand tu nous tiens....En réalité les outils de l'intervention publique sont inégalitaires à tous les niveaux. Chaque fois qu'il y a une augmentation elle est en pourcentage. 2% de plus pour celui qui a 100 c'est  + 2€ et pour celui qui a 500 c'est 10. Voila comment se creusent les inégalités depuis les années 80.

Quand aux 5€ retirés aux bénéficiaires de l'APL,  le procédé est plus juste. Mais cette opération, consistant à faire des poches déjà vides, peut devenir le catalyseur des révoltes à venir.

Les inégalités se retrouvent au niveau des collectivités. Les plus démunies, en principe, sont bénéficiaires du fond national de péréquation des ressources intercommunales et communales. (FPIC). Et,  comme s'il n'y avait pas des zones davantage dans le besoin, l'Agglo pays basque se retrouve bénéficiaire de ce fond à hauteur de 1147705€. Le Seignanx par contre doit y cotiser. Voila un mode de calcul qui interroge. D'ailleurs lors des délibération le président de l'Agglo est allé jusqu'à affirmer selon Sud Ouest "Nous avons des problèmes de riches”. Comme l'affirme l'observatoire des inégalités les écarts de revenus entre les plus pauvres et les plus riches continuent d’augmenter

 

En réalité il s'agit de faire payer la France corvéable.

Dans "le diable rouge" pièce qui retrace les derniers mois de la vie de Mazarin, Antoine Rault fait dire à ce dernier en réponse à Colbert qui veut trouver de l'argent " Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres! C’est ceux-là que nous devons taxer".

Et encore en 1907 le Ministre des finances Caillaux déclare« Faîtes payer les pauvres ! Bien sûr, les riches ont la capacité de supporter des impôts bien plus lourds, mais les pauvres sont tellement plus nombreux »

Nous avons encore dans le logiciel des gouvernants ces réflexes, avec celui des économies imposées à tous, sauf à ceux, les plus aisés, qui sont en capacité de pratiquer "l'optimisation fiscale".

 

L'équité s'est avérée impossible. Le conseil constitutionnel avait d'ailleurs censuré un article de la loi de finances qui instaurait la progressivité de la CSG. Ces pistes là, qui sont celles d'un minimum de justice, ne sont pour le moment pas reprises.

Alors que, d'après les résultats d'une étude menée par Genworth, spécialiste des assurances de personnes, 11,4 millions de Français disposent de moins de 10 euros par mois une fois qu’ils ont payé leurs dépenses courantes (impôts, loyer, gaz/électricité, téléphone et nourriture). Alors 5€ c'est indiffèrent?

Que faire? Une Europe qui protège. Oui. Une France qui fait de même. Mille fois oui. Pour le moment le "Et gauche Et droite", on ne sait pas si, comme on dit dans le Sud Ouest et ailleurs, c’est "du lard ou du cochon". Les "Pigeons" de Macron ont déjà été efficaces, et donc la hollandisation de l'Etat n'est pas impossible.

 

Jean Claude Hiquet 01-08-2017

Loi travail: Ni la casse du code du travail ni réforme ambitieuse
 

La seconde loi travail en moins de 2 ans va être promulguée. Ce n’est pas "la casse du code du travail" indique JC Mailly. Il ajoute " Si le projet n'est pas équilibré, le modèle social n'est pas remis en cause". La CFDT dénonce "trop de dogmatisme" tout en exprimant de vives inquiétudes. Mais Laurent Berger indique "Ce n’est ni la casse du code du travail qui nous avait été annoncée ni la réforme ambitieuse du nécessaire renforcement du dialogue social pour améliorer à la fois la compétitivité des entreprises et le bien-être des salariés que nous aurions souhaitée".

Par contre la CGT et les syndicats qui lui sont proches appellent à une mobilisation vigoureuse l'humanité titre même "une régression historique”. Ce titre est juste si l'on considère que les règles concernant le travail devrait être calquées sur le modèle du fonctionnariat existant en France depuis 1945.

Notre société évolue dans un univers mondialisé, dans des économies tellement interdépendantes que l'enjeu ne peut être autre que de favoriser à la fois une nouvelle croissance, la protection de notre modèle social et la démocratie au travail.

C'est l'enjeu de la nouvelle loi travail. Il y a matière à inquiétudes multiples.

 

L'été 2017 a donc vu le passage d'une concertation appréciée  à une politisation inédite avec cette "déferlante" du peuple sur Paris le 23-09 comme le souhaite JL  Mélenchon. Cette perspective n'est elle pas le plus sûr chemin qui laisse un boulevard au gouvernement? Je le crois.

La nouvelle loi travail a donné lieu à une concertation appréciée. Malgré la procédure par ordonnances on est a cent lieues des précipitations de la loi El Komri. La concertation qui s'est engagée le 9 juin a été qualifiée de "loyale et sincère". Les syndicats ont infléchi de nombreux points par exemple l'hypothèse d'autoriser la négociation collective sans délégué syndical dans les entreprises de 50 à 300 salariés ou sur l'articulation accord de branches et entreprise. Mais aucune mesure dans le sens d'une cogestion paritaire n'est prévue.

 

La nouvelle loi travail à donné lieu par contre à une approbation sans réserves ou si peu de la CGPME. Elle est une réponse à la méfiance quasi systématique de ce patronat à l'égard des syndicats. En effet dans les entreprises de moins de 50 salariés les ordonnances ouvrent largement la possibilité de négocier sans représentant syndical. Dans les entreprises de moins de 11 (un quart des salariés), une validation par référendum suffira, et ainsi sera renforcé le pouvoir unilatéral de l'employeur.

L'instance unique de concertation (conseil économique et social)  crée en fusionnant les structures actuelles pourra se traduire selon les décrets d'application par une perte d'influence des salariés. Ce sera alors une occasion ratée de promouvoir cette décentralisation, cette "libéralisation des énergies" dont le gouvernement se targue.

 Bref de nombreux sujets à préciser auraient mérité unité syndicale pour les faire aboutir avant publication. Ce n'est pas le cas.

 

Mélenchon très tôt a préempté le sujet en annonçant dès juin la mobilisation du 23-09. Martinez a eu beau souhaiter qu'il reste dans son "créneau", rien n'y fera. Sa déclaration qualifiant la loi travail de " Coup d'état social" fait de ces ordonnances une question d'abord politique qui a pour logique une demande de démission du gouvernement. Cette manière de voir fragilise le mouvement syndical et/ou le radicalise inutilement. Ainsi c'est la meilleure chance de Macron d'avoir Mélenchon comme opposant principal instruisant un procès en légitimité.

Au lieu de cela, il eut fallu, des partis de gauche en retrait, une plate forme revendicative syndicale simple, mobilisatrice, autour d'un petit nombre de sujets à négocier et une manif unitaire. Le maximalisme qui a gagné une partie de la gauche, le gauchisme disait autrefois la CGT, la fronde disait-on il y a peu, représentent le plus court chemin pour que les ordonnances telles qu'elles sont soient facilement promulguées.

Et le PS? Il réfléchit. Il pense qu'il faut aller à la manif sans y être. Il a oublié que dans ces situations il convient d'abord de défendre dans le court terme tout le syndicalisme et de proposer pour demain les mesures indispensables pour faire des syndicats les outils puissants de l' émancipation des citoyens.

 

                                                                             Jean Claude Hiquet 5-09-2017

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