Jean Claude Hiquet | D'ici à demain
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Gouvernance Macron

Ministre de la transition écologique: Oser Royal

 

La démission publique, à laquelle on a été convié en direct, sur France inter, mardi dernier avait quelque chose de pathétique tant la tension était perceptible. 2 types de raisons ont été invoquées, La première concernait les dossiers qui n'avançaient pas d'un pouce. La seconde interrogeait le processus de décision dans les sphères du pouvoir. " Il y a un problème démocratique" affirme Hulot.

Autant dire que cet épisode n'affecte pas uniquement un ministre qui s'en va, mais concerne un vrai tournant, un vrai choix de société. On peut le résumer ainsi: Le virage post-productiviste peut il être pris ou pas?La transition écologique peut-elle être entreprise ou pas?

 

Le choix du futur ministre va nous éclairer sur les intentions réelles du Président: soit gérer au mieux, c'est à dire dans le sens des sondages, les enjeux environnementaux, soit engager des transformations réelles et permettre une évolution des mentalités.

Dans cette seconde hypothèse Il faut oser Royal.

Elle seule a la personnalité nécessaire pour résister aux lobbys et pour tracer son chemin dans les méandres des arbitrages à venir. 
Elle est mal vue, à droite et à gauche. La gauche classique, celle qui a gardé comme référence absolue les années Mitterrand, considère au mieux qu'elle est incapable de dépasser le niveau de réflexion d'un conseiller général.

Pourtant, elle est bien la seule qui a défendu la doctrine d'une écologie non punitiveet qui a démontré son intransigeance sur des sujets comme le glyphosate ou les boues rouges des Calanques. Elle seule maîtrise ces sujets avec les rapports de force qui les sous-tendent.

 

Oser Royal c'est impulser vraiment un projet de transition et donner face aux lobbys variés le signal que l'intérêt général l'emportera. C'est sans doute trop demander à un pouvoir qui ressemble à s'y méprendre aux plats cuisinés de l'ancien monde.

                                                                                            Jean Claude Hiquet 30-08-2018

Ce que l'affaire du manifestant roué de coup dit du "Nouveau monde"
 

On avait avec Hollande une bande d'amateurs irresponsables avec frondeurs et contre frondeurs comme à un congrès du PS permanent. Tous ont été remerciés avec largesses.

On a, avec Macron, une bande de pros virtuels, tellement naïfs.. qu'ils sont capables d'être infiltrés par des pros réels, véritables mercenaires de  la provocation. Ils sont même capables, de leur offrir, à ces baroudeurs sans loi, tous les avantages de la république contre de "menus" services en marge de la loi et des manifs. Jupiter le matin, Parain de la République l'après midi. Les extrêmes pourront dire merci s'il n'est pas mis fin rapidement à cet épisode malsain. 

 

L'affaire Benalla est gravissimec'est l'évidence. Un très proche de Macron, responsable sécurité du président, va casser du manifestant et s'autorise à diriger la police officielle. Rien que cela, aurait mérité, licenciement immédiat et plainte.

Mais ce doit être plus compliqué, tant M Benalla en était arrivé à considérer que pour lui  il n'y avait pas de règles. Pourquoi? La justice aura à le dire.

En outre, il semble qu'une véritable organisation du renseignement parallèle fonctionnait autour de ce personnage. Dans quel but? la justice dira.

 

Dans ce contexte délétèregarder son sang froid pour l'opposition est difficile. Déjà dans un contexte normal elle y parvient mal, alors dans les jours qui viennent il est permis d'en douter. Il conviendrait de dénoncer avec la plus grande vigueur ces agissements tout en préservant la fonction présidentielle.Exercice difficile mais il convient de tout faire pour sauvegarder les institutions. II sera indispensable de repenser le fonctionnement des services à l'Elysée et de se débarrasser d'agissements parallèles. Se croire tout permis ne doit plus exister, le "fait du Prince" non plus. 

On voit bien ici par les faits, et "ils sont têtus", que l'histoire du "nouveau monde" est une farce pour naïfs. 

 

En réalité on est englué dans l'ancien monde. Les polices parallèles et les agissements à la marge ont régulièrement alimenté les revues de presses. Des scandales variés ont émaillé notre vie politique depuis la naissance de la 5ème République. N'oublions pas le SAC (Service d'action civique) police parallèle quasi officielle qui a sévi de 1962 à 1982 se rapprochant de plus en plus du banditisme. Mitterrand y mis fin mais il y eut le GAL par la suite. N'en déplaise aux anciens mitterrandistes de la France Insoumise, lui aussi utilisa des "hommes de mains" a de nombreuses reprises. Je ne citerai que, les écoutes téléphoniques illégales et ce qui m'avait le plus choqué l'affaire des "Irlandais de Vincennes". Il y eut même sous Pompidou un ministre de l'intérieur bien placé pour dénoncer "La république des copains et des coquins". Bref de l'affaire "Urba" à aujourd'hui, la promesse d'une "République exemplaire" n'a "engagé que ceux qui y croyaient". 

 

Aujourd'hui, soyons prudents dans les conclusions.La photo du "Journal du dimanche " de ce jour ressemble à s'y méprendre à une situation de jeu de rôles. Attendons le témoignage des victimes qui tarde on ne sait pourquoi. Quoi qu'il en soit il conviendra de mettre fin à 60 ans d'officines ou d'individus protégés. La transparence et une réorganisation complète des services de l'Elysée s'imposent. 

                                                                                                            Jean Claude Hiquet  22-07-2018

Le fric? Vous avez dit délinquance?. Qui?...Un peu de décence... Parler clair

 

Et oui il faut en parler. Ce devrait même avec l'emploi être le premier sujet de préoccupation. Certes les questions de pouvoir d'achat sont abordées mais elles restent dans le champ syndical revendicatif traditionnel.
J'ai le souvenir au goût amer 
des interdits qui pesaient sur la réflexion à gauche. Le fric était un sujet tabou. Le terme "Morale" était proscrit car à connotation subjective. Un député disait même que parler de la retraite ou des avantages des parlementaires faisait le jeu du front national et que ces thèmes devaient rester dans la sphère du privé et de la démocratie qui a un coût. Mais les socialistes et la gauche, au fur et à mesure des élections, prenaient des vestes, avec des exemples de corruption qui s'étalaient dans la presse. Et bien sûr ce grand écart insupportable, entre discours et réalité, s'est terminé logiquement en 2017 par la déroute que l'on sait.

L'arrogance du fric est sans limites avec les scrupules qui ont disparu. Ouvertement aujourd'hui, on fait une place pour les riches à un point jamais atteint. Le budget 2018 est fait pour le blanchiment de leurs avoirs en rapatriant en France les réfractaires à l'impôt. On leur ouvre les bras avec un bouclier fiscal 4 fois plus efficace que celui de Sarkosy. La France nouvelle frontière du fric pour les "élites"!

Ces élites gavées de fric, on le savait. Mais les révélations récentes montrent une véritable délinquance financière qu'on n'imaginait pas à ce point. C'est d'un véritable pillage de l'argent public qu'il s'agit. Par dizaines de milliards on soustrait des financements, qui auraient dû servir à la collectivité. Bref du vol de l'Etat hélas consenti, qu'on n'ose toujours pas nommer ainsi.

Il faut nommer les choses. Il faut dire précisément, pour éviter de laisser ces sujets, véritables bombes à fragmentation du corps social, entre les mains de manipulations populistes.
Que penser quand on voit en cette fin d'année 2017, dans cette situation, des membres de cabinets ministériels être augmentés de 20 voire 30%?. Irresponsable. De quelle légalité s'agit-t- il?

C'est dans ce contexte qu'on fait les poches des "perdants" de la vie. Ils sont nombreux, alors 5 Euros à ponctionner pour les APL, ça compte. Puis les retraités sont de plus en plus nombreux, plus longtemps, alors faut aussi les alléger en disant qu'on paye mieux le travail alors que simplement dans les classes moyennes et les précaires, on prend chez les uns pour mettre chez les autres.

Le récent rapport de l'observatoire des inégalités 2017 est édifiant: "le nombre de personnes pauvres a augmenté de 600 000 en dix ans. Au cours de la même période, le taux de pauvreté est passé de 7,5 à 8 %.".

Alors, pour la gauche, doit venir le temps du sérieux, de la cohérence, en commençant par balayer devant sa porte pour enfin parler clair.

Jean Claude Hiquet 12-11-2017

Macron:Du Hollande radicalisé.Un président ne devrait pas...

 

Et oui nous en  sommes là après l'été: sur l'ISF ça bouge pas sinon, un pas en avant , un demi en arrière, un autre de côté pour un nouvel angle. Macron fait du hollande. Dans les mots choisis il y a une radicalisation évidente. la baisse des APL, c'est une "connerie" fait-il dire au "Canard"., et puis tous des "fainéants" pourquoi pas, s'il faut attirer du monde à la manif de la CGT.

Si on prend les principaux sujets de cette rentrée on est servi dans l'improvisation et le côté bulldozer des solutions. On ne fait pas dans "la dentelle" mais on rebrousse chemin dans les jours qui suivent et même Bayrou ne s'y retrouve plus.

 Il faut moins de 3% au premier janvier? on rabote toutes les dépenses d'autant. le chef des armées râle?...on lui demande qui est le chef, le tout a la télé...mais aussitôt après on rallonge le budget de la défense. Hollande avait ses pigeons qui pétitionnaient, c'était plus calme.

Sur les APL on a raboté mais on demande aux propriétaires de faire la charité aux locataires. On a, en effet, assisté, médusés à l'adresse d'un président aux propriétaires leur demandant de baisser leur loyer de 5€

Sur les retraites on fait moins 1,7% mais on tente une récupération fiscale pour une annonce de compensation.

 

Que dire des emplois aidés?. C'est une démarche identique et en plus on est en pleine idéologie. le présupposé idéologique c'est "les vrais emploi c'est pas l'Etat". Ceci est convenu donc on pourrait les supprimer. C'est un raccourci qui se heurte de plein fouet au réel. S'ils sont une forme de précarité ils correspondent à un vrai travail, à une utilité sociale dans l'Education, les collectivités, le secteur associatif. le principe de réalité rattrape Macron et ses têtes pensantes hors sol. Les emplois aidés ne peuvent pas être supprimés sauf à faire exploser l'existant.

En outre le Macron idéologue se heurte au Macron qui affirmait "la politique c'est dans le réel, à partir de lui". En réalité, il fallait programmer des dispositifs (comme l'apprentissage élargi) de remplacement, avant de les remettre en cause, et avancer de façon pragmatique

Donc on découvre "la pensée complexe" à l'épreuve du pouvoir. C'est un Hollande radicalisé qui nous gouverne. Le chemin parcouru en 4 mois, est surprenant. La route à venir, à ce rythme, sera pour le moins chaotique. Les mots choisis, en partant  des "illettrées", en passant par "les riens",  jusqu'aux "fainéants" interrogent vraiment. D'ailleurs Pivot twitte " les mots sont trop forts" et pour Michèle Delaunay "Un président ne devrait pas dire ça".

 

                                                                                Jean Claude Hiquet 12-09-2017

Macron a dit: "rien". Qui a dit rien? 

 

 

Le Président Macron s'exprimait ainsi: "Dans une gare, vous croisez des gens qui réussissent et d’autres qui ne sont rien". Cette phrase choque et davantage. Elle indique un mépris terrible. Non seulement ils n'ont rien, c'est la pauvreté, mais en plus ils ne sont rien ne disposant d'aucun potentiel, d'aucune qualité digne d'intérêt. Révoltant.

Sauf que je trouve que JL Mélenchon a été très mal inspiré de s'en servir lors de sa première intervention à l'assemblée. l'outrance desservira la cause qu'il prétend servir même si à court terme elle lui permettra d'attirer des militants.

Dire pour des hommes ils ne sont rien n'est donc pas acceptable. Certes il serait bon de rappeler le contexte celui d'un environnement de jeunes qui ont réussi à qui il est bon de dire qu'il y en a d'autres. Certes ceux qui en font des tonnes pour stigmatiser Macron ne rappellent jamais ce contexte. Il conviendrait de mentionner que non seulement certains n'ont rien en terme de ressources ou de reconnaissances et du coup en viennent à penser qu'ils ne sont rien. On le voit dans notre ruralité ou chez des jeunes de tout milieu  qui n'arrivent pas à se forger une confiance en eux.

Macron aurait dû dire "qui se jugent comme des riens" sans confondre allégrement l'"être" et l'"avoir". Ceci dit les "sans dents " attribués à Hollande sont aussi terribles et que dire de Mitterrand qui indiquait en 1993 à l' occasion de la journée de la misère: " Ceux qui n'ont rien ou qui n'ont pas le moyen de se faire reconnaître, ni pour vivre, ni pour faire vivre ceux qu'ils aiment, ni même enfin pour se développer, bien entendu ; ils ne sont rien, ils restent rien."

Ces propos sont très ambigus pour le moins et alors si on isolait la fin du passage ce serait bien pire. Je préfère, sur un sujet décalé,  évoquer Galilée " "Je n'a​i rencontré d'homme si ignorant qu'il n'eut quelque chose à m'apprendre".

                                                                                     Jean Claude Hiquet 6-07-2017

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